Ille-et-Vilaine : disparue depuis plus d'un mois, Magali Blandin retrouvée sans vie

Ille-et-Vilaine : disparue depuis plus d'un mois, Magali Blandin retrouvée sans vie©Panoramic (image d'illustration)

, publié le samedi 20 mars 2021 à 19h02

Disparue le 10 février en Ille-et-Vilaine, Magali Blandin a été retrouvée morte, près de Montauban-de-Bretagne, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 mars. Son mari, déjà placé en garde à vue, a avoué être l'auteur du crime, selon les précisions du procureur de la République de Rennes.

Lors d'une conférence de presse tenue ce samedi 20 mars, le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, a expliqué que le mari de Magali Blandin, une mère de famille disparue depuis le 10 février, avait avoué en garde à vue avoir tué sa femme.

Le corps sans vie de cette quadragénaire a "très certainement" été retrouvé, a-t-il ajouté, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 mars. Le cadavre se trouvait dans le secteur de Montauban-de-Bretagne, près du domicile conjugal de la quadragénaire, en Ille-et-Vilaine, rapportait déjà Ouest France en milieu de journée. L'époux de Magali Blandin, Jérôme G., avec qui elle avait enclenché une procédure de divorce, avait été placé en garde à vue, jeudi 18 mars, dans l'après-midi. En outre, trois suspects d'origine géorgienne ont été mis en examen dans la foulée, dont un pour meurtre en bande organisée. La piste de la machination et du guet-apens semblait se préciser petit à petit. En effet, le procureur de Rennes avait déjà évoqué "un projet criminel visant Magali Blandin élaboré à l'automne 2020", ajoute la Nouvelle République des Pyrénées.

Incarcération requise pour Jérôme G.

Philippe Astruc a finalement levé le voile sur ce mystère, samedi, avant d'expliquer "qu'une autopsie sera rapidement faite pour confirmer cette identité, qui ne fait guère de doute, et préciser les circonstances du décès" de la mère de famille. Le procureur de la République de Rennes a par la suite relayé les révélations macabres faites par Jérôme Gaillard, le mari de Magali Blandin. Après avoir avoué le "meurtre prémédité" de son épouse aux enquêteurs, il a précisé s'être rendu chez elle le jour de sa disparition après le dépôt des enfants à l'école. Il affirme lui avoir asséné "un violent premier coup" avec "une batte de baseball", "puis un second" dans le but de "s'assurer de son décès". Le mari a aussi avoué "avoir laissé le corps ainsi pendant la journée avant de revenir dans l'appartement la nuit suivante afin d'effacer méticuleusement les traces" de son crime et "emporté le corps pour aller l'enterrer dans la foret enneigée dans un trou qu'il a creusé lui-même après l'avoir recouvert de chaux vive". L'époux de la mère de famille a été présenté au juge en vue de sa mise en examen, et son incarcération a été requise, a par ailleurs précisé le procureur.


Une affaire mêlant aussi une tentative d'extorsion

Philippe Astruc a qualifié cette affaire "de hors du commun". Et pour cause : il a expliqué, lors de sa conférence de presse, que les parents de Jérôme G., âgés de 72 et 75 ans, faisaient partie de cette "bande organisée", impliquant une connaissance géorgienne à laquelle un hangar à proximité a pu être loué. Les parents "sont également en attente de présentation au juge d'instruction", d'après le procureur de la République de Rennes. Ce dernier précise qu'il y a eu une "tentative d'extorsion" commise après la disparition due Magali Blandin par certains des Géorgiens concernés, qui disposaient d'un "enregistrement audio" dans lequel la volonté de meurtre est exprimée. Philippe Astruc a également parlé de "chantage".

Dans tous les cas, depuis plus d'un mois, la quadragénaire était l'objet d'intenses recherches de la part des gendarmes après ne pas s'être rendue à l'école pour récupérer deux de ses quatre enfants. Très vite, les autorités avaient reporté leur attention sur le mari. Leur enquête avait ainsi mis en lumière de vives tensions dans le couple. Magali Blandin avait même porté plainte contre son mari pour des actes de violences conjugales. De leur côté, des centaines d'habitants avaient participé à plusieurs battues citoyennes pour tenter de retrouver la concernée.

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