Golfe d'Aden : au moins 46 personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation

Golfe d'Aden : au moins 46 personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation
Illustration. L'agence de l'ONU pour les migrations a affirmé mercredi qu'au moins 46 migrants, vraisemblablement des Ethiopiens, étaient morts noyés.

leparisien.fr, publié le mercredi 06 juin 2018 à 23h12

L'ONU a annoncé ce mercredi qu'un navire avait chaviré à l'approche du Yémen. 16 personnes sont toujours portées disparues.

L'agence de l'ONU pour les migrations a affirmé mercredi qu'au moins 46 migrants, vraisemblablement des Ethiopiens, étaient morts noyés lorsque leur navire a chaviré à l'approche du Yémen après avoir traversé le golfe d'Aden.

Le personnel de l'Organisation internationale des migrations (OIM) a pu venir en aide aux rescapés, arrivés sur une plage du Yémen, et a signalé que « 46 migrants s'étaient noyés, 37 hommes et 9 femmes », a indiqué l'OIM dans un communiqué, précisant que 16 autres étaient portés disparus.

« Projetés dans la mer agitée »

Au moins 100 migrants (83 hommes et 17 femmes) avaient été « entassés » sur ce bateau d'un contrebandier, ayant quitté le port de Bossaso (nord), en Somalie, le 5 juin, a détaillé l'OIM. L'agence précise que d'après ses informations ces migrants étaient tous des Ethiopiens.

Le navire a chaviré en raison des hautes vagues alors qu'il approchait de sa destination à l'aube, mercredi.

« Les survivants ont dit que les passagers qui n'avaient pas de gilets de sauvetage dans le bateau du contrebandier ont commencé à paniquer à l'arrivée des hautes vagues », a expliqué l'OIM. L'agence de l'ONU a ajouté que les passagers « ont été projetés tête baissée dans la mer agitée ».

« Tragédie cachée »

Les rescapés ont reçu une assistance médicale, de la nourriture et un soutien psychosocial de l'OIM, tandis que le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen ont assuré l'inhumation des défunts.

Quelque 7 000 migrants entrent au Yémen chaque mois et quelque 100 000 migrants, principalement de la Corne de l'Afrique, ont fui en 2017 leurs pays pour arriver au Yémen malgré la guerre et la crise humanitaire qui ravagent ce pays, selon l'OIM.

« La tragédie migratoire honteuse du golfe d'Aden est une tragédie qui est cachée à la vue de tous », a déclaré Mohammed Abdiker, directeur du Département des opérations et des situations d'urgence de l'OIM, cité dans le communiqué.

Atteindre les pays du Golfe

Fuyant la violence et la pauvreté dans la Corne de l'Afrique, notamment en Erythrée, en Somalie et en Ethiopie, ces migrants espèrent atteindre les pays arabes du Golfe plus prospères, et sont à la merci des contrebandiers, a expliqué l'organisation.

L'organisation Human Rights Watch a publié en avril un rapport affirmant que des employés du gouvernement yéménite ont « torturé, violé et exécuté » des migrants et demandeurs d'asile dans le centre de détention pour migrants de Buraika, dans la province d'Aden, dans le sud du Yémen.

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