Gard : perpétuité pour deux cambrioleurs qui avaient torturé leurs victimes

Gard : perpétuité pour deux cambrioleurs qui avaient torturé leurs victimes
La cour d'assises du Gard a condamné deux hommes à la perpétuité dans cette affaire d'une très grande violence (illustration).

leparisien.fr, publié le jeudi 31 mai 2018 à 07h45

En janvier 2014, le patron du supermarché Leclerc de Nîmes et son épouse, avaient été ligotés, frappés et brûlés avec des produits chimiques à leur domicile.

Deux hommes ont été condamnés mercredi soir à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Gard. Ils avaient cambriolé et torturé un couple à son domicile en leur infligeant notamment de graves brûlures.

L'avocat général Jean-Louis Persico avait requis 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une mesure de sûreté des deux tiers pour ce home-jacking « d'une très grande violence ».

Les deux complices, Michel Ramirez, 28 ans, et Samy El Allaly, 23 ans, originaires du département, ont été reconnus coupables « d'enlèvement, de séquestration et extorsion avec actes de torture et de barbarie » ainsi que de « vol et escroquerie en bande organisée ». Ils ont nié les faits.

Les victimes soignées dans un service pour grands brûlés

Le 28 janvier 2014, le couple de victimes, le patron du supermarché Leclerc local et son épouse, avaient été ligotés, frappés et brûlés avec des détergents et des produits caustiques dans leur maison nîmoise.

Les malfaiteurs, armés et le visage dissimulé, étaient repartis avec une voiture du couple et une carte bleue avec laquelle près de 1 400 euros avaient été retirés dans un distributeur de billets à Nîmes.

Les victimes avaient été hospitalisées dans un service pour grands brûlés à Marseille. Le directeur du supermarché a dû être opéré six fois pour des greffes et est resté hospitalisé quatre mois.

« Des faits exceptionnels dans la sauvagerie »

« Les éléments assemblés par les enquêteurs construisent une culpabilité, avec des personnalités inquiétantes ancrées dans la délinquance. Ils sont en marge de la société », a affirmé dans ses réquisitions l'avocat général, parlant de « faits hors norme, exceptionnels dans la sauvagerie ».

« Des faits qui ont été commis par des barbares ou des apprentis barbares », a-t-il poursuivi. « La souffrance endurée par les victimes est énorme... Le calvaire a duré pour ce couple près de trois heures », a souligné l'avocat général.

« Vous avez de l'ADN ? Non. Des empreintes ? Non. Des aveux ? Aucun et aucune preuve matérielle. Vous devez vous contentez d'un témoignage anonyme, sans aucune preuve contre eux », ont vainement plaidé Mes Hugo et Bruno Ferri, avocats d'un des accusés.

Reste que l'une des deux victimes a formellement reconnu la voix de son agresseur, précise le Midi Libre.

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