Fusillade dans un lycée californien: le tireur a utilisé une "arme en kit" non enregistrée

Fusillade dans un lycée californien: le tireur a utilisé une "arme en kit" non enregistrée
Un adolescent de 16 ans a ouvert le feu le 14 novembre 2019 dans son lycée Saugus de Santa Clarita (Californie)

, publié le jeudi 21 novembre 2019 à 21h40

Le garçon de 16 ans qui a tué deux camarades dans la cour de son lycée californien la semaine dernière a utilisé une "arme fantôme", un pistolet dépourvu de numéro de série et qui avait été assemblé à partir d'un "kit", a déclaré jeudi le shérif du comté de Los Angeles.

Le jeune homme, identifié comme Nathaniel Berhow, s'était tiré une balle dans la tête après l'attaque commise au lycée Saugus de Santa Clarita, près de Los Angeles. Il est mort le lendemain des suites de ses blessures.

Boy scout, introverti mais sociable, familier des armes sans apparemment être un passionné, le tireur est décédé sans avoir pu être interrogé et n'a laissé aucune lettre permettant d'éclairer son acte.

"Cela reste un mystère à ce jour", a déclaré sur la chaîne ABC le shérif Alex Villanueva, soulignant que le téléphone portable du suspect n'avait pas encore pu être déverrouillé.

Les enquêteurs cherchent à savoir où l'adolescent a pu se procurer l'arme du crime, car ils ont découvert qu'il s'agissait d'une arme achetée en kit, sans existence officielle et dont difficilement traçable.

"Lorsque nous avons fouillé la maison (du suspect), nous avons trouvé ce qu'on appelle une +arme en kit+, l'arme utilisée pour les homicides était aussi une arme en kit", a indiqué le shérif Villanueva.

"Assemblée à partir de pièces détachées, elle n'avait pas de numéro de série, on appelle aussi cela une +arme fantôme+", a-t-il ajouté, expliquant que ce type d'arme pouvait s'acheter lors de salons spécialisés ou sur internet.

L'enquête vise notamment à déterminer qui a pu acheter et assembler le pistolet semi-automatique de calibre .45 utilisé par le tueur. 

Le père du suspect, décédé en 2017, était un passionné de chasse au gros gibier et détenait légalement six armes à feu, qui ont été saisies et détruites après sa mort, a indiqué Alex Villanueva, selon lequel l'adolescent n'était donc pas censé avoir accès à une arme.

Ces armes en kit sont aussi appelées "pistolets 80%", car elles sont vendues déjà assemblées à 80%. Il suffit alors de se procurer les 20% restants, vendus légalement, et d'assembler le tout pour disposer d'une arme non enregistrée. "C'est très dangereux", a déploré le shérif.

Les Etats-Unis ont connu ces dernières années plusieurs tueries sanglantes en milieu scolaire sans que cela remette fondamentalement en cause la législation sur la vente et la possession des armes à feu.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.