Fusillade avec des mercenaires kosovars à Marseille: jusqu'à 13 ans de prison

Fusillade avec des mercenaires kosovars à Marseille: jusqu'à 13 ans de prison

Des peines allant jusqu'à 13 ans de prison ont été prononcées vendredi contre des trafiquants de drogue marseillais et les "mercenaires kosovars" recrutés pour une opération commando contre des concurrents dans ...

AFP, publié le vendredi 06 avril 2018 à 17h28

Des peines allant jusqu'à 13 ans de prison ont été prononcées vendredi contre des trafiquants de drogue marseillais et les "mercenaires kosovars" recrutés pour une opération commando contre des concurrents dans une cité en 2015, qui s'était soldée par une spectaculaire fusillade avec des policiers.

Désignés comme les chefs du commando, Salim Tachouaft, 37 ans, et Seif Khadhri, 29 ans, qui nient avoir participé à l'opération, ont été condamnés par le tribunal correctionnel respectivement à 13 et 10 ans de prison ferme, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour violences volontaires sur des policiers et association de malfaiteurs.

Les huit autres membres présumés du commando ont été condamnés à des peines allant de 6 à 8 ans de réclusion. De 5 à 6 ans ferme ont été prononcés à l'encontre des quatre "mercenaires kosovars" qui en faisaient partie. Une interdiction définitive de territoire a également été prononcée à leur encontre.

Cinq autres prévenus, poursuivis pour avoir apporté une aide logistique au commando, ont été condamnés à des peines d'un an à deux ans de prison ferme.

Le 9 février 2015, quelques heures avant une visite du Premier ministre Manuel Valls à Marseille, les membres du commando, en treillis et cagoulés, armés de Kalachnikov et équipés de talkies-walkies, entendaient en découdre avec un réseau concurrent de la cité de la Castellane. Ils se retrouveront finalement face à des policiers prévenus par des habitants et tireront de nombreux coups de feu --en l'air, a révélé l'enquête-- sans faire de blessés.

"Ce matin-là, 7.000 Marseillais ont été pris en otage, 12 fonctionnaires de police ont essuyé des tirs d'armes de guerre à proximité d'écoles et de commerces (...) des enfants confinés dans leur école", avait fustigé la procureure Sandrine Royant dans son réquisitoire, réclamant des peines allant jusqu'à 15 ans de réclusion.

La magistrate avait dénoncé "des faits d'une gravité exceptionnelle", commis par un commando aux "méthodes paramilitaires" et évoqué une "guerre de territoire" entre trafiquants "attirés par l'argent facile".

Recrutés dans des pays de l'Est pour prêter main forte au réseau, les quatre Kosovars avaient assuré à l'audience "ne pas se souvenir" de qui était présent le jour de la fusillade. Avouant sur le bout des lèvres se sentir "un peu sous pression", Marigona Kosumi, seule femme du groupe, s'était défendue d'avoir utilisé son arme.

"Les Kosovars, ils racontent des conneries. Le 9 février j'étais chez moi", s'est de son côté défendu au procès Salim Tachouaft, assurant comme son beau-frère Seif Khadhri ne pas connaître les autres prévenus qui lors de l'enquête les avaient désignés comme les commanditaires de l'expédition car "ils faisaient peur".

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