Fusillade à l'aéroport de Bastia : six interpellations en Haute-Corse et près de Marseille

Fusillade à l'aéroport de Bastia : six interpellations en Haute-Corse et près de Marseille
L'aéroport de Bastia (Haute-Corse) avait été en décembre dernier le théâtre d'un double assassinat, sous les yeux des passagers tout juste débarqués d'Orly.

leparisien.fr, publié le mardi 12 juin 2018 à 12h17

Les enquêteurs pensent par ailleurs avoir identifié le tireur, fils d'une figure du banditisme corse.

Les employés de l'aéroport de Poretta (Haute-Corse) se souviennent encore de la brève panique suscitée par ces tirs à la sortie des passagers du vol Paris Orly-Bastia. Vers 11h20 le 5 décembre dernier, deux hommes tombaient en effet sous les balles près du dépose-minute de l'aérogare, sous les yeux ébahis des quelques insulaires tout juste débarqués de la Capitale. Ce mardi, sept mois après cette vision d'horreur, des réponses seront peut-être apportées sur ce double assassinat qui ciblait deux figures du banditisme corse.

En effet, selon M6, six personnes ont été interpellées dans la matinée entre la région marseillaise et la Haute-Corse dans le cadre de cette enquête sur la mort d'Antoine Quilichini, 49 ans, dit « Tony le Boucher », et Jean-Luc Codaccioni, 59 ans, surnommé « Johnny ». A l'époque, le premier était venu chercher le second à l'aéroport tandis qu'il bénéficiait d'une permission de sortie de la prison insulaire de Borgo, où il purgeait une peine de quatre ans.

Un suspect du côté de la Brise de mer

Par ailleurs, selon Le Point, Christophe Guazzelli, fils de Francis, une figure de la Brise de mer tué en 2009, est suspecté d'être le tireur présumé. Il a été mis en examen avec son frère Richard après un précédent coup de filet, la semaine dernière.

Christophe Guazzelli, ex-joueur professionnel de football sous les couleurs du FC Nantes, aurait selon le journal fait valoir son droit au silence au cours de sa garde à vue. Mais les enquêteurs de la Brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée corse (BNLCOC) et de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) d'Ajaccio seraient en train de recoller les morceaux du puzzle. Notamment grâce à un coup de pouce du hasard puisque la veille de la fusillade bastiaise, des enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) qui étaient en planque dans le cadre d'un trafic de stupéfiants avaient noté des mouvement suspects autour d'une voiture qui a ensuite été retrouvée calcinée une heure après le double meurtre.

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