"Flic suicidé, à moitié pardonné": un "gilet jaune" condamné à 4 mois de prison avec sursis

"Flic suicidé, à moitié pardonné": un "gilet jaune" condamné à 4 mois de prison avec sursis
Une manifestation de "gilets jaunes" à Paris, le 20 avril 2019.

Orange sur AFP-Services, publié le vendredi 06 septembre 2019 à 11h54

Au 22 août, 47 policiers s'étaient suicidés, selon la police nationale.

Quatre mois de prison et 1.000 euros de dommages et intérêts : un "gilet jaune" de 69 ans qui avait apposé à l'arrière de son fourgon une affiche "flic suicidé, à moitié pardonné", a été condamné vendredi 6 septembre à Montauban.

"Le slogan est le plus idiot que j'aie trouvé", a déclaré ce "gilet jaune" revendiqué à l'ouverture de son procès, estimant qu'il avait agi en "mouton de Panurge". Il devra verser 1.000 euros de dommages-intérêts au syndicat Alliance police nationale, partie civile à ce procès.

Poursuivi pour "outrage sur personnes dépositaires de l'autorité publique", il encourait jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende.


Le 22 avril, des passants avaient découvert à Caussade le message placardé sur la lunette arrière de la camionnette du "gilet jaune" et avaient prévenu la gendarmerie. Lors de certaines manifestations, notamment à Paris, des "gilets jaunes" ont lancé "Suicidez-vous, suicidez-vous" aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée depuis le début de l'année par une vague de suicides sans précédent. Au 22 août, 47 policiers s'étaient suicidés, selon la police nationale. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes s'étaient donnés la mort, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Avant l'ouverture de l'audience, environ deux cents policiers ont manifesté devant le palais de justice de Montauban.

"On était nombreux devant le tribunal et je pense que plus cela va aller, plus les actions vont se durcir et grossir (...). On ne veut pas du laxisme de la justice pour que ce genre de fait ne se réitère plus et faire en sorte que ces individus soient sanctionnés fortement", a déclaré le secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, Fabien Vanhemelryck. "Pour Alliance police nationale, trop c'est trop, cette haine anti-flic qui se propage en toute impunité dans une certaine frange de la population doit cesser, les insultes à la mémoire de nos collègues et le manque de respect envers eux et leurs familles n'ont que trop duré", affirme le syndicat dans un communiqué appelant les fonctionnaires à ce rassemblement.
 

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