Filière djihadiste de Lunel : une relaxe et jusqu'à sept ans de prison pour les cinq prévenus

Filière djihadiste de Lunel : une relaxe et jusqu'à sept ans de prison pour les cinq prévenus

Cinq habitants de Lunel, ville de l'Hérault devenue symbole de la contagion du phénomène djihadiste, étaient jugés pour association de malfaiteurs terroriste.

leparisien.fr, publié le vendredi 13 avril 2018 à 15h20

Les cinq habitants de Lunel, ville de l'Hérault devenue symbole de la contagion du phénomène djihadiste, étaient jugés pour association de malfaiteurs terroriste.

Quatre hommes ont été condamnés ce vendredi à des peines allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement et un cinquième a été relaxé, à l'issue du premier procès de la filière de Lunel, commune de l'Hérault dont une vingtaine de jeunes étaient partis faire le djihad en Syrie.

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Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que deux d'entre eux, Hamza Mosli et Jawad Salih, par leurs discours et leur diffusion de la propagande du groupe djihadiste Etat islamique, avaient encouragé les départs en Syrie. Ils ont été condamnés respectivement à sept et cinq ans.

Le parquet avait requis la plus forte peine, neuf ans de prison, contre Hamza Mosli, 29 ans, pour son rôle « déterminant » dans la diffusion de la propagande djihadiste et le départ de Lunellois entre 2013 et 2014. En plus de sa condamnation pour association de malfaiteurs terroriste, il a été sanctionné pour financement du terrorisme. Contre l'autre « sachant », Jawad Salih, 34 ans, soupçonné d'avoir « incité » au djihad en Syrie au cours d'« assises religieuses », l'accusation avait demandé sept ans de prison, avec incarcération immédiate, et une peine de sûreté des deux tiers.

La défense de ces deux hommes avait, elle, exhorté le tribunal à ne pas leur faire porter le poids du départ d'une vingtaine de jeunes de cette commune de l'Hérault pour la Syrie.

Deux des autres prévenus étaient accusés d'être des « revenants » de Syrie. Ali Abdoumi, 47 ans, qui soutenait n'être allé qu'en Turquie, a été condamné à sept ans avec deux tiers de sûreté. Mais en raison notamment de ses dénégations persistantes, le tribunal s'est interrogé sur « son devenir et sa dangerosité ».

Adil Barki, 39 ans, avait passé quelques semaines au sein d'un groupe djihadiste, où il avait été affecté à l'intendance en raison de crises de panique. Il a été condamné à cinq ans.

Le tribunal a relaxé Saad B., 29 ans, dont le frère Abdelkarim fut le premier à quitter Lunel en 2013. Le jeune homme était poursuivi pour avoir accompagné sa belle-sœur à l'aéroport alors qu'elle repartait en Syrie et lui avoir transmis une collecte de 190 €, mais le tribunal a estimé que cela ne constituait pas, dans son cas, des délits.

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