Fêtes "à la Ibiza" près de Paris: prison avec sursis pour le fils du président du Liberia

Fêtes "à la Ibiza" près de Paris: prison avec sursis pour le fils du président du Liberia
La star du football libérien George Weah (d), devenu depuis président de son pays, aux côtés de son fils George Weah Junior, le 11 juin 2005 au Stade Vélodrome de Marseille

publié le lundi 10 mai 2021 à 12h43

George Weah Junior, fils de l'actuel président du Liberia, a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Versailles pour avoir organisé de nombreuses fêtes ayant troublé la tranquillité de ses voisins à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Vendredi, lors de l'audience, le tribunal correctionnel a aussi demandé à George Weah Junior, 33 ans, de verser plus de 20.000 euros au total aux voisins victimes pour couvrir leurs dommages et intérêts et leurs frais de justice.

A la barre, le fils de l'ex-star du PSG et président du Liberia George Weah avait "reconnu les faits matériels mais sans intention de nuire", a précisé le parquet de Versailles.

Me Matthieu Boccon-Gibod, avocat de George Weah Junior, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

La peine d'emprisonnement prononcée est deux fois plus lourde que les réquisitions du parquet, qui avait demandé trois mois d'emprisonnement avec sursis.

"C'est une peine justifiée, qui a valeur d'exemple", a déclaré à l'AFP Ludovic Tardivel, avocat de l'un des couples de voisins. "Mes clients ont subi pendant plus de deux ans des soirées de boîtes de nuit, +à la Ibiza+... On ne parle pas de petites fêtes entre amis", a-t-il assuré.

"C'était une situation invivable, dans laquelle il n'était pas possible de dormir paisiblement, de travailler tranquillement chez soi", a abondé auprès de l'AFP Me Sophia Nizard, précisant que ce manque de repos, pendant près de deux ans, avait eu un "impact important sur la santé" d'un de ses clients.

Les soirées étaient organisées au domicile du fils du président du Liberia, dans une petite ville tranquille de banlieue située à 23 km à l'ouest de Paris. Selon les conseils des victimes, elles avaient commencé en décembre 2018 et ont duré jusqu'à l'interpellation en février dernier de George Weah Junior. 

Ce dernier s'était alors excusé dans une interview au Parisien, publiée le 4 février, en soulignant toutefois que la situation de couvre-feu, instaurée par le gouvernement pour tenter d'endiguer la pandémie de Covid-19, était "très compliquée à vivre". "Mon père est très fâché", avait-il ajouté.

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