Féria de Nîmes : garde à vue prolongée pour cinq anti-corrida

Féria de Nîmes : garde à vue prolongée pour cinq anti-corrida
Nîmes, samedi 19 mai 2018. Des échauffourées ont éclaté entre militants anti-corrida et la police.

leparisien.fr, publié le lundi 21 mai 2018 à 08h00

Les cinq militants de la cause animale avaient été interpellés samedi soir lors d'échauffourées avec la police.

La garde à vue de cinq militants anti-corrida arrêtés samedi soir à Nîmes (Gard) a été prolongée dimanche. Ces trois hommes et deux femmes ont été interpellés samedi sur le parvis des Arènes de Nîmes, en pleine féria de Pentecôte.

Ils sont interrogés pour « violences sur policiers et rébellion » et l'un d'entre eux pour « participation à un attroupement avec arme, port et détention d'arme, dégradation de bien public », précise Éric Maurel, le procureur de la République de Nîmes.

Deux cents militants dénonçant « la torture animale » étaient venus manifester samedi alors qu'une corrida était programmée aux Arènes. Des échauffourées ont rapidement éclaté sur le parvis des Arènes de Nîmes.

En tentant de pénétrer dans l'enceinte de l'arène, certains militants ont bousculé des policiers qui se sont retrouvés à terre. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes. Six fonctionnaires ont été légèrement blessés.

La veille, l'actrice américaine Pamela Anderson, invitée par l'Alliance Anti-corrida, avait déposé en mairie de Nîmes une pétition contre la corrida.

Par ailleurs, un homme de 24 ans, militant radical anti-corrida, arrêté à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) vendredi, a été renvoyé dimanche, devant le tribunal correctionnel de Nîmes le 2 octobre.

Il a menacé de mort les maires d'Alès et de Nîmes sur sa page Facebook, où il apparaît armé d'un fusil. Ciblés parce qu'ils organisent chacun des corridas dans leur ville, les élus concernés, Max Roustan et Jean-Paul Fournier, ont déposé plainte.

Après 48 heures de garde à vue au commissariat de Nîmes, l'homme a été placé sous contrôle judiciaire dimanche, en attendant son procès correctionnel. Il est poursuivi pour « menaces de mort sur des élus ».

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