Femme poignardée dans le Bas-Rhin: mise en examen du mari pour meurtre sur conjoint

Femme poignardée dans le Bas-Rhin: mise en examen du mari pour meurtre sur conjoint
Le parquet de Strasbourg a requis la mise en examen pour assassinat et le placement en détention provisoire de l'homme soupçonné d'avoir poignardé mortellement sa conjointe à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin)

, publié le mardi 12 novembre 2019 à 17h49

L'homme soupçonné d'avoir poignardé mortellement sa conjointe dimanche soir à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin) a été mis en examen pour meurtre sur conjoint et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet de Strasbourg dans un communiqué.

Déféré mardi à l'issue de sa garde à vue débutée dimanche, l'homme "soupçonné d'avoir mortellement blessé par arme blanche sa conjointe à Oberhoffen-sur-Moder, a été mis en examen du chef de meurtre sur conjoint et placé en détention provisoire", a indiqué le parquet.

La procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, avait indiqué un peu plus tôt dans un communiqué avoir requis une mise en examen "du chef d'assassinat".

Le parquet de Strasbourg n'a pas précisé les identités et les âges du suspect et de la victime.

Mais selon la fille de la victime, interrogée lundi par France Bleu Alsace, l'homme, âgé de 58 ans, aurait porté plusieurs coups de couteau au niveau du cou et du thorax de sa compagne de 40 ans.

Les gendarmes ont été alertés dimanche peu après 23H00 d'une dispute au domicile du couple. Les secours ont constaté "le décès de la jeune femme dont le corps se trouvait à l'extérieur de l'habitation commune, à proximité immédiate de la baie vitrée du salon", a détaillé la procureure de la République.

Le parquet de Strasbourg avait été saisi d'une plainte de la victime en octobre "évoquant des disputes et des violences légères sans ITT établie sur fond d'alcool depuis plusieurs mois, ainsi que des menaces de dégradations de son véhicule proférées en juillet dernier". 

Le suspect était convoqué "à une audience de décembre 2019 du chef de menaces de dégradations, les investigations réalisées n'ayant pas permis de caractériser d'autres infractions", a précisé Yolande Renzi dans son communiqué.

"Deux ou trois jours avant, les gendarmes étaient déjà intervenus, elle ne voulait pas déposer plainte et a dit ne pas se sentir en insécurité. Nous ne pouvons pas imposer aux victimes de quitter leur domicile", a indiqué la gendarmerie nationale.

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales, selon le décompte officiel du ministère de l'Intérieur.

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