Etats-Unis : le « tueur du Golden State » identifié grâce à la généalogie

Etats-Unis : le « tueur du Golden State » identifié grâce à la généalogie
Joseph James DeAngelo, 72 ans, le tueur du Golden State, a été arrêté mardi en sortant de sa maison.

leparisien.fr, publié le vendredi 27 avril 2018 à 08h07

Les enquêteurs ont croisé l'ADN relevé sur une des scènes de crime avec ceux enregistrés sur certains sites de généalogie. Joseph James DeAngelo, 72 ans, est soupçonné de 12 meurtres, 45 viols et 120 cambriolages.

C'est grâce à des sites de généalogie que la police de Sacramento (Californie) a retrouvé la trace de Joseph James DeAngelo, le tueur présumé du « Golden State », accusé d'avoir tué douze personnes et d'en avoir violé une cinquantaine.

Steve Grippi, chef adjoint du bureau de la procureure Anne Marie Schubert, a confirmé jeudi les informations du quotidien Sacramento Bee, qui expliquait le travail de fourmi des policiers pour retrouver la trace du tueur présumé, identifié mercredi par les autorités comme Joseph James DeAngelo, 72 ans.

Les enquêteurs ont utilisé de l'ADN prélevé sur les lieux d'un de ses crimes. Pendant des mois, ils l'ont comparé aux profils génétiques disponibles sur les sites qui acceptent des échantillons d'ADN comme Ancestry ou Genealogy.

Le bon ADN, le bon âge, la bonne zone géographique

Les enquêteurs et l'équipe de la procureure ont exploré les arbres généalogiques de familles qui semblaient correspondre aux échantillons d'ADN du tueur. Finalement, jeudi dernier, l'enquête s'est focalisée sur Joseph DeAngelo, qui avait vécu dans la zone de beaucoup des agressions, dans une banlieue de Sacramento, et avait le bon âge.

Tout est alors allé très vite : la police a lancé une opération de surveillance pour récupérer des échantillons d'ADN jetés par DeAngelo, sans préciser de quel type, puis les a fait analyser. Les résultats sont arrivés lundi soir, et les policiers ont tout de suite organisé son arrestation.

Le suspect a été interpellé mardi, alors qu'il sortait de sa maison. Surpris, il n'a opposé aucune résistance. Il a été placé en détention dans la prison du comté sur deux chefs d'accusation de meurtre, en 1978, de Katie et Brian Maggiore à Rancho Cordova, près de Sacramento.

Mis en accusation ce vendredi

Lors d'une audience vendredi au tribunal de Sacramento, DeAngelo devrait se voir notifier officiellement les charges auxquelles il fait face. Il devrait avoir à répondre de 12 chefs d'accusation à travers toute la Californie pour homicide, viols parfois aggravé de sadisme. Il est aussi accusé d'avoir commis environ 120 cambriolages entre 1974 et mai 1986.

Le parcours terrifiant du « tueur du Golden State » (Sacramento Bee) .mcclatchy-embed{position:relative;padding:40px 0 56.25%;height:0;overflow:hidden;max-width:100%}.mcclatchy-embed iframe{position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%}

Cet ancien policier « n'a pas été détecté » par les autorités pendant plus de 40 ans, a admis la procureure Anne Marie Schubert interrogée sur la chaîne NBC, ajoutant qu'« il était de toute évidence très bon dans ce qu'il faisait ». Elle a conclu : « Je ne doute pas que nous ayons attrapé le bon type ».

Joseph James DeAngelo, qui était engagé dans la Marine américaine pendant la guerre du Viêt Nam, a travaillé pour la police de la ville californienne d'Auburn de 1 976 à 1 979 jusqu'à ce qu'il soit licencié pour vol à l'étalage.

Il s'excusait après ses accès de colère

Ses crimes méticuleux ont commencé en juin 1976 avec le viol d'une jeune fille. « Il portait un masque de ski », avait confié la victime aux enquêteurs d'après un enregistrement diffusé par le FBI il y a deux ans dans le but de relancer l'enquête. « Il a sauté sur le lit et il avait un couteau », et il lui a dit : « ne crie pas ! » a-t-elle détaillé.

Sa série de crimes parfois accompagnés de sadisme s'est terminée en 1986 avec le meurtre et viol d'une adolescente de 18 ans.

Selon le shérif, il s'était marié en 1973 et avait des « enfants adultes ». Le quotidien Sacramento Bee révèle qu'il travaillait depuis 1989 comme mécanicien dans l'entrepôt d'une chaîne d'alimentation et a pris sa retraite l'an dernier. Il vivait dans un pavillon à la pelouse bien entretenue.

Sa voisine Cory Harvey a confié au journal que celui qu'elle appelait « Joe » était divorcé, vivait avec une fille et sa petite-fille. Elle le décrit comme un bon voisin, hormis des accès de colère après lesquels il s'excusait.

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