Escalade d'une tour à La Défense: le "Spiderman" français libéré sans poursuite

Escalade d'une tour à La Défense: le "Spiderman" français libéré sans poursuite
Alain Robert, le "Spiderman" français, s'est hissé au sommet de la tour Engie, le 25 mars 2019, près de Paris

AFP, publié le mardi 26 mars 2019 à 15h38

Le "Spiderman" français Alain Robert, 56 ans, spécialiste de l'escalade à mains nues, qui s'était hissé lundi au sommet de la tour Engie à La Défense, a été relâché sans poursuite, a-t-on appris mardi de source policière.

Interpellé au sommet de cette tour, qui culmine à 185 mètres, Alain Robert, 56 ans, a été entendu lundi en audition libre au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "manquement délibéré à la prudence". Il est ressorti libre "sans poursuite", selon la même source.

La direction d'Engie avait déposé plainte mais celle-ci a été classée sans suite, a précisé la source policière.

"Cette nouvelle escalade clandestine est un coup de cœur et un coup de gueule pour sauver Notre-Dame-de-Paris: c'est le patrimoine français qui est en train de s'effondrer", avait expliqué lundi le grimpeur à l'AFP. Selon lui, il faudrait 150 millions d'euros pour restaurer l'édifice, un chiffre confirmé par la Société des Amis de Notre-Dame-de-Paris.

Selon son habitude depuis 1994, Alain Robert qui réalise ses exploits sans autorisation, en solo intégral et sans aucun système de sécurité, avait convoqué quelques médias près de l'impressionnante tour en verre courbé de 37 étages, érigée en 2008.

L'"homme-araignée" a été arrêté fin janvier après avoir escaladé l'une des plus hautes tours des Philippines, la GT Tower (47 étages). En juin, il s'était attaqué à la cinquième plus haute tour du monde à Séoul, mais avait été obligé de renoncer face à l'intervention des agents de sécurité.

En 2016, Alain Robert avait déjà sévi à La Défense, en escaladant la tour Total. 

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