Enseignante agressée en Seine-et-Marne : trois lycéens présentés à un juge

Enseignante agressée en Seine-et-Marne : trois lycéens présentés à un juge
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publié le mardi 12 octobre 2021 à 22h47

L'auteur de l'agression, majeur, sera jugé en comparution immédiate. Les deux mineurs ayant filmé et diffusé la scène seront présentés à un juge pour enfants.

Trois lycéens liés à l'agression d'une enseignante dans un établissement de Seine-et-Marne comparaîtront mercredi devant la justice, a annoncé mardi 12octobre la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Ils avaient été placés en garde à vue lundi après-midi.

Le principal mise en cause, le majeur ayant eu l'altercation avec l'enseignante, sera jugé en comparution immédiate pour violences, a-t-elle précisé.

Les deux autres, accusés d'avoir filmé et diffusé les images devenues virales, seront eux présentés à un juge des enfants en raison de leur minorité.


L'agression a eu lieu vendredi dernier au lycée Jacques Prévert à Combs-la-Ville. Une vidéo postée sur les réseaux sociaux montre un élève vraisemblablement décidé à quitter la salle avant la fin du cours.

L'enseignante s'y oppose et le jeune homme hausse alors le ton : "Wallah écarte-toi de ma rue. Eh le Coran, poussez-vous Madame !". "Ne me touchez pas, Yassine", rétorque la professeure, lui rappelant qu'il se trouve "à l'école". Mais ce dernier ouvre tout de même brutalement la porte, la projetant alors à terre sous les rires de certains. 

Suite à un dépôt de plainte de l'enseignante, le parquet de Melun a ouvert lundi une enquête pour violences avec circonstances aggravantes, car commises envers un enseignant et dans un établissement scolaire, et l'a confiée au commissariat de Melun.

Le recteur de l'académie de Créteil Daniel Auverlot "condamne avec la plus grande fermeté cet acte isolé", assurant à la professeure et à l'équipe pédagogique son "soutien plein et entier", avait-il expliqué samedi dans un communiqué. "Aucune menace ou agression, physique ou verbale" à l'encontre du corps enseignant "ne peut être tolérée".

Il avait également indiqué que le principal mis en cause était exclu à titre conservatoire de l'établissement, en attendant la tenue d'un conseil de discipline où il "s'expose à de lourdes sanctions".

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