Enfants noyés à Chalon-sur-Saône : la thèse de l'accident confirmée

Enfants noyés à Chalon-sur-Saône : la thèse de l'accident confirmée
C'est dans le lac Prés Saint-Jean que trois enfants se sont noyés, dimanche, en Saone-et-Loire. L'accident est confirmé.

leparisien.fr, publié le mercredi 11 juillet 2018 à 20h49

Le plus grand a sauté à l'eau pour tenter de sauver son frère et sa sœur. Aucun ne savait nager.

Les trois enfants noyés, dimanche après-midi, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ont bien glissé en raison du sol pentu alors qu'ils tentaient de tremper les pieds dans l'eau pour se rafraîchir, a confirmé le bureau du procureur de la République de Chalon-sur-Saône, ce mercredi.

L'enquête menée par les policiers du commissariat de Chalon pointe du doigt les problèmes de sécurité du parc longeant les rives du plan d'eau : « Le lac des Prés Saint-Jean, comme tous les plans d'eau chalonnais, est interdit à la baignade par un arrêté de 1999, sans que toutefois aucune signalisation ne soit présente sur place. » Des habitants avaient déjà évoqué ce manque lundi, non sans avoir précisé néanmoins que cette interdiction était bien connue des Chalonnais.

Le communiqué faisant état de ces résultats explique également que les enfants avaient reçu l'autorisation de « l'adulte référent » pour aller au bord de l'eau, et que ceux-ci se sont retrouvés hors de sa vue, à cause de la topographie du parc. Un constat qui pourrait conduire l'enquête vers un défaut de surveillance.

De nombreux appels de soutien

Les deux plus jeunes frère et sœur (9 et 10 ans) ont glissé les premiers, tandis que leur grand frère (13 ans) s'est noyé en essayant de leur venir en aide. Aucun des trois enfants ne savait nager. Les enquêteurs ont cependant établi que les trois enfants avaient l'habitude de venir au parc, et même d'aller se rafraîchir au bord de l'eau comme ce fut le cas dimanche après-midi.

Ce drame a ému une grande partie de la population à Chalon, à tel point que la collecte lancée par des proches de la famille en vue des obsèques a dépassé les 50 000 euros, soit cinq fois plus qu'espéré.

Un proche du père a indiqué que les nouveaux dons sont désormais refusés par la famille : « On ne voulait pas que ça prenne des proportions trop énormes. On voulait juste de quoi payer les obsèques, et un petit plus pour aider la famille, et tout ça a été atteint en quelques heures. » D'après cet ami d'Assad Issoufi, de nombreux appels sont parvenus depuis la France entière, l'Angleterre, la Suisse... afin d'apporter un soutien moral et financier à la famille.

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