Emotion autour du cas Dutroux, 400 personnes manifestent à Bruxelles

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Des manifestations participent à une "Marche noire" contre la possible libération conditionnelle du pédophile Marc Dutroux, le 20 octobre 2019 à Bruxelles.
Des manifestations participent à une "Marche noire" contre la possible libération conditionnelle du pédophile Marc Dutroux, le 20 octobre 2019 à Bruxelles.
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© AFP, NICOLAS MAETERLINCK, BELGA

AFP, publié le dimanche 20 octobre 2019 à 17h29

Plusieurs centaines de personnes, 400 selon la police, ont manifesté dimanche à Bruxelles pour réclamer l'enfermement à vie des auteurs de crimes sexuels sur enfants, au moment où la justice belge rouvre le dossier ultra-sensible du criminel Marc Dutroux.

"Pas de liberté pour les bourreaux d'enfants", "Dutroux reste au trou!", pouvait-on notamment lire sur des banderoles brandies lors du défilé, auquel participaient de nombreux parents avec enfants.

L'appel à cette "Marche noire", la couleur du deuil, avait été lancé sur Facebook par un collectif de citoyens s'insurgeant contre une éventuelle libération conditionnelle de Marc Dutroux, après 23 ans d'incarcération.

En 2004, huit ans après son arrestation, Dutroux avait été condamné à la prison à perpétuité pour le rapt, la séquestration et le viol de six fillettes et jeunes filles en 1995 et 1996, ainsi que la mort de quatre d'entre elles - deux assassinées et deux mortes de faim.

La justice belge a rouvert le dossier pour se pencher sur la dangerosité du criminel, sa santé mentale et le risque de récidive. Elle a été saisie par ses avocats qui se sont fixé l'objectif de faire sortir Dutroux de prison à l'horizon 2021, au bout de 25 ans d'incarcération.

Etape sur ce long chemin, une audience s'est tenue jeudi devant le Tribunal de l'application des peines (TAP) de Bruxelles, lors de laquelle le parquet s'est dit favorable à ce qu'une expertise psychiatrique soit réalisée par un collège de médecins. La décision des juges du TAP est attendue le 28 octobre.

"Je ne pense pas que les violeurs se réparent, je pense qu'ils peuvent recommencer et que, s'il y a récidive, on est tous responsables d'avoir laissé sortir quelqu'un", a affirmé dimanche une manifestante à la chaîne belge RTL-TVI.

Dans les faits, la libération anticipée pour les condamnés à 30 ans de prison et plus est difficile à obtenir en Belgique. Les cinq juges du TAP doivent se prononcer à l'unanimité et leur décision n'est pas susceptible d'appel.

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