Disparus de Mirepoix : les corps du père et de sa fille retrouvés

Disparus de Mirepoix : les corps du père et de sa fille retrouvés
Christophe et Célia Orsaz avaient été vus vivants pour la dernière fois à la station-service de Lavelanet (Ariège), le 30 novembre dernier.

leparisien.fr, publié le mardi 12 juin 2018 à 13h03

L'hypothèse du piège mortel se confirme. L'un des deux suspects a craqué en garde à vue avant de conduire les gendarmes sur les lieux des crimes.

Au lendemain du placement en garde à vue de deux suspects dans l'affaire dite des « disparus de Mirepoix », les gendarmes ont découvert les corps de Christophe Orsaz et de sa fille Célia.

Selon nos informations, c'est le corps du père, âgé de 47 ans au moment de sa disparition, qui a été retrouvé en premier, dans le puisard d'une ferme abandonnée, à la limite de l'Aude et de l'Ariège.

Quant au corps de sa fille, Célia, il a été découvert un peu plus tard, dans la forêt, dissimulé sous des branchages, à proximité de cette ferme abandonnée. Les gendarmes avaient fait appel à de nouveaux chiens pour progresser dans leurs recherches.

C'est Jean-Paul, 48 ans, mécanicien d'ambulances originaire de Belesta (Ariège), en garde à vue depuis lundi, qui a conduit les gendarmes sur les lieux.

Un guet-apens mortel

Christophe Orsaz était porté disparu depuis le 30 novembre 2017 avec sa fille Célia, 18 ans, qu'il devait accompagner à la gare pour qu'elle rejoigne Toulouse (Haute-Garonne). Elle n'y est jamais arrivée. Leur voiture avait été retrouvée calcinée le soir même, au pied d'un départ de randonnées dans le massif de Picaussel.

Le père avait eu une relation sentimentale tumultueuse avec une infirmière libérale de Lavelanet (Ariège), Marie-José Montessinos, 56 ans, à qui il devait de l'argent, une somme comprise entre 10 et 15 000 euros. Elle l'a harcelé et fait chanter, puis a décidé de détruire sa vie professionnelle en allant voir ses employeurs avec des « photos pornographiques », leur assurant qu'il était un pervers. Peu à peu le jardinier, dont tout le monde louait la qualité, a perdu ses chantiers.

Les gendarmes ont vite privilégié l'hypothèse d'un guet-apens mortel pour le père et sa fille. Jean-Paul, qui était devenu l'amant de Marie-José, aurait donc participé à ce piège mortel. Marie-José est soupçonnée d'avoir organisé le faux rendez-vous professionnel avec son ancien amant jardinier. D'après les premiers éléments de l'enquête, les deux suspects ne savaient pas que ce jour-là, Christophe Orsaz serait accompagné de sa fille.

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