Disparition de Delphine Jubillar : les grandes dates de l'affaire

Disparition de Delphine Jubillar : les grandes dates de l'affaire
Des collègues de Delphine Jubillar participent à une marche blanche le 12 juin 2021 à Albi.

publié le samedi 23 octobre 2021 à 15h00

REPÈRES. La jeune infirmière, mère de deux enfants, est introuvable depuis la nuit du 15 décembre 2020.

Son mari Cédric assure qu'elle a disparu alors qu'elle promenait leurs chiens. Soupçonné de l'avoir tuée, mis en examen et incarcéré depuis mi-juin, il clame son innocence et a déposé plusieurs demandes de remises en liberté. 

• Disparition en pleine nuit 


Au petit matin du 16 décembre 2020, Cédric Jubillar, un peintre-plaquiste de 34 ans, signale aux gendarmes la disparition de son épouse Delphine, 33 ans, infirmière dans une clinique d'Albi. Selon son témoignage, cette mère de deux enfants aurait quitté leur domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) le 15 vers 23h00 pour promener leurs deux chiens. Ceux-ci seraient revenus seuls au domicile. 
Réveillé vers 04h00 par les pleurs de leur fille, Cédric Jubillar se serait rendu compte de l'absence de son épouse et aurait téléphoné sans succès à des amies de cette dernière habitant le village, avant de composer le 17.




Un important dispositif de recherches est mis en œuvre. Le parquet d'Albi ouvre une enquête pour "disparition inquiétante". Le mari est entendu deux fois par les gendarmes, mais pas placé en garde à vue.

Le 23 décembre, une information judiciaire pour "arrestation, enlèvement, détention ou séquestration" est ouverte, confiée à deux juges d'instruction à Toulouse. La maison du couple en instance de divorce est perquisitionnée.

Fin décembre, Cédric Jubillar participe à une battue citoyenne réunissant un millier de personnes.

Le 30 avril, il est entendu en qualité de partie civile par les juges d'instruction.

• Cédric Jubillar soupçonné 

Le 12 juin, Cédric Jubillar participe à Albi à une marche blanche réunissant 80 personnes en l'honneur de la jeune femme. 

Quatre jours plus tard, il est placé en garde à vue, tout comme sa mère et son beau-père. 

Le 18 juin, le mari est mis en examen pour homicide volontaire et écroué. Il continue de contester toute implication dans la disparition de son épouse. 

• Séparation très conflictuelle 

Durant une conférence de presse, le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, évoque un "contexte de séparation très conflictuel" et fait état d'une violente dispute le soir du 15 décembre, dont aurait été témoin le fils du couple, âgé de 6 ans. 
Selon le magistrat, Cédric Jubillar a convenu être au courant que son épouse avait un "amant", la surveillait, se montrait "intrusif" parfois "brutal et agressif". À l'arrivée des gendarmes dans la maison, à l'entretien "extrêmement négligé", le 16 décembre vers 04h50, il était en train de faire tourner une machine à laver avec la couette de sa femme à l'intérieur.

La justice rejette à trois reprises les demandes de remise en liberté de Cédric Jubillar, le 8 juillet puis les 2 et 21 septembre.

Début octobre, de nouvelles recherches ont lieu dans des cavités souterraines pour tenter de retrouver le corps de la jeune femme, sans résultat. 

Le 15 octobre, Cédric Jubillar est interrogé par les juges d'instruction de Toulouse pour la première fois depuis sa mise en examen. Il maintient la même ligne de défense depuis dix mois : il répète qu'il n'a rien à voir avec la disparition de son épouse. "Il clame son innocence, son désespoir. Il n'a pas sa place en prison, ni à l'isolement (...) il a été interrogé pendant quatre heures, il a répondu à toutes les questions avec sérénité et sincérité", déclare un de ses avocats, Alexandre Martin.

Le 18 octobre, les avocats de Cédric Jubillar déposent une nouvelle demande de remise en liberté, estimant qu'il est "détenu abusivement". 

Cédric Jubillar doit à nouveau être entendu par les deux magistrates en charge du dossier le 3 décembre. 

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