Des ultras de l'OM arrêtés pour les incidents lors de la finale de la Ligue Europa

Des ultras de l'OM arrêtés pour les incidents lors de la finale de la Ligue Europa
Le soir de la finale de la Ligue Europa, lorsque l'OM et l'Atlético sont entrés sur la pelouse, les supporters marseillais, membres d'un groupe qui s'appelle Commando Ultra 84, ont allumé de nombreux fumigènes.

leparisien.fr, publié le mardi 12 juin 2018 à 18h44

Ils sont soupçonnés d'avoir coordonné l'introduction d'une centaine de fumigènes dans le Groupama Stadium de Lyon, lors du match qui a opposé Marseille à l'Atlético de Madrid, le 16 mai dernier.

Le président et deux membres actifs d'un club de supporters de l'OM, âgés de 23 à 46 ans, ont été interpellés lundi à Marseille (Bouches-du-Rhône), avant d'être placés en garde à vue à Lyon, dans les locaux de la sûreté départementale du Rhône pour « association de malfaiteurs, dégradation et attroupement armé ».

Ils sont soupçonnés d'avoir organisé l'introduction d'une centaine de fumigènes dans le Groupama Stadium de Lyon, où se tenait, le 16 mai dernier, la finale de la Ligue Europa, opposant l'Olympique de Marseille à l'Atletico de Madrid (0-3). Une rencontre placée d'ailleurs sous haute surveillance.

Ce soir-là, lorsque les deux équipes sont entrées sur la pelouse, les supporters marseillais, membres d'un groupe qui s'appelle Commando Ultra 84, ont craqué ces torches, dont la chaleur atteint 1500 degrés et qui sont surtout formellement interdites dans les stades, sous peine d'un an de prison et 1500 euros d'amende.

Remis en liberté après avoir nié en bloc

Il se trouve que les enquêteurs de la sûreté départementale avaient ouvert une enquête préliminaire avant l'événement et avait ciblé le président et deux fidèles de ce club de supporters comme étant les organisateurs de cette manœuvre. « L'objectif est d'ouvrir des enquêtes judiciaires et cibler les fauteurs de troubles et ne plus se contenter de maintenir l'ordre le jour de l'événement », explique une source proche de l'affaire.

Les forces de l'ordre ont compris que ces fans de l'OM ont profité d'une certaine cohue à l'entrée de l'enceinte sportive pour déborder les stadiers. Lors de leurs auditions, les hommes ont nié en bloc, assurant qu'ils ne comprenaient pas ce qu'on leur reproche et estiment que les fumigènes ont été introduits individuellement par les spectateurs. Ils ont été remis en liberté mardi après-midi et l'enquête se poursuit sous la direction du parquet.

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