Des trafiquants et leurs "mercenaires" jugés pour une fusillade à Marseille

Des trafiquants et leurs "mercenaires" jugés pour une fusillade à Marseille

Le procès de trafiquants de drogue et du commando de "mercenaires" kosovars qu'ils auraient recruté pour participer à une spectaculaire fusillade en 2015, dans une cité qui fait figure de haut lieu du trafic à ...

AFP, publié le lundi 26 mars 2018 à 10h53

Le procès de trafiquants de drogue et du commando de "mercenaires" kosovars qu'ils auraient recruté pour participer à une spectaculaire fusillade en 2015, dans une cité qui fait figure de haut lieu du trafic à Marseille, s'est ouvert lundi.

La fusillade du 9 février 2015 à la cité de la Castellane, le jour même d'une visite de Manuel Valls, alors Premier ministre, n'avait pas fait de victime, mais avait marqué la cité phocéenne par les moyens employés.

Selon l'enquête, la dizaine de personnes en tenue camouflage, et de talkies-walkies, qui avaient tiré en rafale au fusil d'assaut, avaient été recrutés dans le cadre d'un conflit de territoire entre réseaux de trafiquants rivaux.

Lundi, quatorze prévenus, dont quatre kosovars, ont commencé à comparaître devant le tribunal correctionnel. Dix d'entre eux sont dans le box, sous bonne garde, dont les chefs présumés du commando, Salim Tachouaft, 37 ans, déjà condamné à neuf reprises, et Seif Khadri, son beau-frère âgé de 29 ans déjà condamné trois fois.

Ils sont poursuivis, comme la plupart de leurs co-prévenus, pour violences volontaires sur des policiers, détention d'armes et association de malfaiteurs. En état de récidive, ils encourent jusqu'à 20 ans de prison, même si la tentative d'assassinat, passible de la cour d'assises, a finalement été abandonnée.

Une quinzième prévenue ne s'est pas présentée à l'ouverture du procès mais doit comparaître mardi. 

Selon l'accusation, le commando avait été formé pour permettre à un réseau, celui de la Jougarelle, le nom d'une des allées de la cité, d'en découdre avec leurs concurrents et voisins de la Tour K.

Ces "points de deal", autour desquels des réseaux de trafiquants sont régulièrement démantelés par les policiers marseillais, sont réputés faire partie des plus rémunérateurs de la cité phocéenne, pouvant rapporter plusieurs dizaines de milliers d'euros par jour.

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6 commentaires - Des trafiquants et leurs "mercenaires" jugés pour une fusillade à Marseille
  • La France accueille des Kosovars et voilà le résultat. C'est pénible d'être un pays d'asile ou d'écueil, selon.

  • "des mercenaires Kosovards"? La France poubelle du monde?

  • encore des premiers de la classe !

  • " Ma petite entreprise,
    connait pas la crise..."
    Voilà sans doute l' hymne local...

  • Ils tirent à la kalashnikov et les jugent parviennent encore a dire qu'il n'y a pas eu tentative d'assassinat. J'aimerai avoir des explications car je ne comprends pas.