Condé-sur-Sarthe : cinq détenus interpellés et placés en garde à vue

Condé-sur-Sarthe : cinq détenus interpellés et placés en garde à vue
La prison de Condé-sur-Sarthe le 6 mars 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 18 mars 2019 à 11h00

La prison avait été le théâtre mardi 5 mars d'une attaque terroriste. Un détenu radicalisé avait grièvement blessé deux surveillants.

Cinq détenus de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) ont été placés en garde à vue lundi 18 mars.

Une opération de police a été menée dans le centre pénitentiaire, théâtre d'une attaque terroriste le lundi 5 mars. Les enquêteurs de la police judiciaire assistés par des policiers du RAID recherchaient d'éventuels complices du détenu radicalisé qui a agressé deux surveillants dans l'établissement, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information d'Europe 1. Les enquêteurs ont commencé leurs investigations à 8h00 lundi matin, selon une source proche de l'enquête.



Le centre pénitentiaire toujours bloqué

Mardi 5 mars, un détenu radicalisé de 27 ans a grièvement blessé deux surveillants au couteau. La ministre Nicole Belloubet avait qualifié cet acte d'"attaque terroriste". Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, avait expliqué que l'assaillant Michaël Chiolo, au moment de blesser grièvement les deux surveillants, avait affirmé vouloir "venger" Chérif Chekatt. L'auteur de l'attaque jihadiste du marché de Noël de Strasbourg a été abattu le 13 décembre par les forces de l'ordre après avoir tué cinq personnes. L'assaillant, qui purgeait une peine de trente ans et s'est radicalisé en prison, s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale (UVF) de la prison. 

L'agression violente de Condé-sur-Sarthe a donné lieu à un mouvement des gardiens de prison partout en France. Lundi, le centre pénitentiaire d'Alençon Condé-sur-Sarthe était bloqué pour la 13e journée consécutive, selon la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).  

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