Chevaux mutilés : de nouveaux cas dans plusieurs départements

Chevaux mutilés : de nouveaux cas dans plusieurs départements
Des chevaux. (illustration)
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, publié le jeudi 03 septembre 2020 à 18h55

Une trentaine de cas de mutilation de chevaux ont été recensés en France depuis le mois de février.

La série noire continue : de nouveaux chevaux ont été mutilés et tués mercredi 2 et jeudi 3 septembre dans plusieurs départements français.

Dans la nuit de mardi à mercredi, à Saint-Tugdual, "une jument (bretonne de trait) était victime de mutilations graves (appareil génital entaillé, oreille coupée) et tuée, dans un pré jouxtant des habitations", a indiqué Stéphane Kellenberger, procureur de la république de Lorient, dans un communiqué. La jument appartenait à un petit centre équestre local. D'autres chevaux, qui se trouvaient à proximité, n'ont eux pas été blessés, d'après la même source.



Cette exécution d'équidé est la première du genre, récemment, dans le Morbihan, mais elle "semble s'inscrire dans la continuité d'infractions semblables, commises depuis plusieurs mois, sur le territoire national", souligne le parquet.

Diverses investigations étaient en cours, confiées par le parquet à la Brigade de recherches (BR) de la gendarmerie de Pontivy: police technique et scientifique, prélèvements, téléphonie et  recoupements, a détaillé le procureur.


À Châtillon-sur-Indre, dans l'Indre, un cheval a récemment été retrouvé blessé dans un champ, a rapporté mercredi France Bleu. L'animal présentait une "entaille profonde", selon la radio locale. Aucun organe vital n'a été touché. Contrairement à plusieurs affaires récentes, le cheval n'a pas eu l'oreille coupée. La gendarmerie de l'Indre s'est vue confier l'enquête.

Une jument a également été retrouvée morte jeudi matin à Arnac-la-Poste (Haute-Vienne). L'animal a été mutilé aux oreilles, aux yeux et à l'arrière-train durant la nuit, a expliqué le procureur de la République de Limoges Baptiste Porcher. Une enquête pour "acte de cruauté envers animaux" a été ouverte par le parquet. La brigade de recherches et la section de recherches de la gendarmerie ont été saisies et travaillent en lien avec l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale pour "vérifier si des connexions existent avec les autres affaires de ce type au niveau national", a aussi indiqué le représentant du parquet.

Selon Ouest-France, deux cas supplémentaires pourrait s'ajouter à la liste dans le Finistère. Un cheval a été retrouvé mercredi avec des plaies à l'aine sur la commune d'Ergué-Gabéric, près de Quimper. Un autre a été retrouvé endormi, peut-être sous l'influence de sédatifs. Deux plaintes ont été déposées.

De nombreux actes de mutilations d'équidés sont survenus ces derniers mois sur l'ensemble de la France, constituant un défi pour les enquêteurs car ces actes sont le fait de plusieurs auteurs agissant selon différents modes opératoires, d'après les gendarmes. Les motivations des auteurs restent mystérieuses et tout est envisagé : challenge sur internet, dérives sectaires, mimétisme, haine des équidés, rites sataniques...

Un responsable de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie expliquait mercredi à l'AFP qu'avaient été recensés "une vingtaine de cas d'oreilles coupées, mais (...) aussi d'autres faits, des mutilations d'organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants". Selon France Bleu, une trentaine de cas ont été recensés au total.
 

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