Faits divers

Charente : un octogénaire séquestré et roué de coups par un couple qu'il hébergeait

Un homme retraité, âgé de 83 ans, a été violemment frappé et séquestré près de quatre heures par un couple qui s'était installé dans son jardin, dans un village de Charente. Devenus indésirables, ils lui reprochaient de leur avoir coupé l'électricité, qu'ils ne payaient plus, raconte Midi Libre.

Un octogénaire a été victime d'une terrible séquestration, le 14 juin dernier, dans le village de Marsac, près d'Angoulême (Charente). Ce retraité hébergeait depuis quatre ans un "couple de marginaux" sur son terrain, rapporte Midi Libre. Il était d'abord prévu qu'ils ne s'y installent que temporairement, et en échange d'une somme d'argent pour lui rembourser leur consommation d'électricité. Mais les deux amants, sans argent, ont rapidement fini par ne plus rien payer à l'homme de 83 ans, dont ils occupaient le jardin, dans un camping-car volé.

Face aux abus du couple et à une facture qui a "explosé", comme le raconte l'intéressé, Gilbert Caillaud, au Parisien, l'un de ses fils alerte la mairie et tente de déposer une main courante, sans résultat. Lorsque le retraité décide de leur retirer la rallonge électrique qu'ils utilisent, l'histoire dégénère : le couple le roue de coups puis le séquestre, près de quatre heures durant, dans leur voiture. "Je ne savais pas où j’allais finir. Ni comment… Je ne pensais qu’à ça : j’allais mourir", raconte-t-il au journal francilien.

Soixante jours d'ITT

L'infirmière qui se rend quotidiennement à son domicile s'inquiète alors de son absence. Elle prévient la famille de l'octogénaire, qui appelle la gendarmerie. Une fois arrivées sur place, les forces de l'ordre et la famille voient passer... la voiture du couple, revenu sur les lieux après avoir fui. Gilbert Caillaud y est encore enfermé. Le couple fuit et abandonne la victime dans la forêt. Il est heureusement vite retrouvé puis hospitalisé. Soixante jours d'ITT lui sont prescrits. Les deux fugitifs ont quant à eux été arrêtés et placés en détention provisoire. Le tribunal correctionnel d'Angoulême les a vus comparaître jeudi 10 août pour "violences en réunion sur personne vulnérable" et "menaces de mort".

publié le 12 août à 12h45, Emmanuel Davila, 6Medias

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