Bordeaux : des policiers visés par des tirs de mortiers d'artifice et une tentative d'écrasement

Bordeaux : des policiers visés par des tirs de mortiers d'artifice et une tentative d'écrasement
Un policier.

, publié le mercredi 14 octobre 2020 à 13h51

Ni les auteurs des tirs, ni le conducteur qui a cherché à faucher un policier n'ont été interpellés.

Une voiture de police a été visée par des tirs de mortiers d'artifice lundi soir dans un quartier populaire de Bordeaux, a-t-on appris mercredi 14 octobre de source policière. Un peu plus tard dans la soirée, un véhicule a tenté de percuter un agent de police, au même endroit.

Le véhicule de police, en patrouille dans le quartier du Grand Parc dans le nord de Bordeaux, a été visé lundi vers 20h15 par des projectiles divers, puis par deux tirs de mortiers d'artifice, qui "n'ont pas fait de blessé ni occasionné de dégât à la voiture", a précisé cette source, confirmant une information du quotidien Sud Ouest. Le ou les auteurs ont pris la fuite entre les immeubles de cette cité.

Puis, vers 21h30, une voiture a foncé délibérément sur un policier, membre d'une patrouille venue en appui. Le policier l'a évitée de peu. Le conducteur n'a pu être interpellé, malgré une poursuite lancée par d'autres patrouilles. Une enquête a été ouverte pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.


Interrogée sur l'hypothèse d'un éventuel effet mimétisme de ces tirs de mortiers d'artifice après l'attaque d'un commissariat de Champigny-sur-Marne, la source policière précise que des tirs avec ce type d'engin d'artifice surviennent "de temps en temps". Et que le police est "très présente" dans le quartier du Grand Parc, identifié "quartier prioritaire" de la politique de la ville, et récemment ciblé par des opérations proactives contre le trafic de stupéfiants

Fin juillet dans cette même cité, trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) avaient essuyé des "tirs tendus de mortiers d'artifice" alors qu'ils attendaient l'évacuation de scooters volés. Les tirs, provenant d'un groupe d'une quinzaine d'individus, avaient touché le véhicule, et un policier à l'intérieur avait été légèrement brûlé à la main par un résidu d'explosif. Cinq mineurs interpellés peu après l'agression avaient été remis en liberté à l'issue de leur garde à vue sans poursuite judiciaire, les enquêteurs ayant établi qu'ils n'avaient pas participé à l'agression, bien que présents à proximité.

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