Belgique : le meurtrier d'une étudiante française retrouvé mort dans sa cellule

Belgique : le meurtrier d'une étudiante française retrouvé mort dans sa cellule
Liège (Belgique). Dimanche 8 octobre, Patrick Vanderlinden, 54 ans, aurait étranglé et poignardé à deux reprises sa voisine, Louise Lavergne (en haut à droite), étudiante de 23 ans.

leparisien.fr, publié le samedi 23 juin 2018 à 21h26

Louise Lavergne, 24 ans, originaire du Mans, étudiante à la faculté vétérinaire de Liège, avait été retrouvée morte poignardée le 9 octobre.

Le meurtrier d'une étudiante française originaire du Mans (Sarthe), Louise Lavergne, 24 ans, poignardée le 9 octobre dernier à Liège (est de la Belgique), a été retrouvé mort ce samedi matin dans sa cellule de la prison de Lantin. Selon la RTBF, qui a révélé l'information, Patrick Vanderlinden, 55 ans, se serait retrouvé seul dans sa cellule après la libération de son codétenu. La thèse du suicide serait privilégiée par les autorités.

Louise Lavergne, 24 ans, était étudiante en médecine vétérinaire à la faculté de Liège. La jeune femme avait été retrouvée morte dans son logement, qu'elle occupait en co-location. Son agresseur l'avait étranglée et poignardée de deux coups de couteau. La découverte d'une chaussette tachée de sang dans un sac poubelle avait conduit les enquêteurs sur la piste de son voisin, interpellé dès le lendemain. Patrick Vanderlinden, condamné pour des faits de viol en 2004 et 2006, se trouvait alors en liberté conditionnelle sous surveillance électronique. Il faisait l'objet d'un suivi du fait de son statut de délinquant sexuel.

Le profil du meurtrier présumé et un récent signalement de sa future victime à son encontre, laissé sans suite, avaient suscité une forte polémique en Belgique. En février 2015, Patrick Vanderlinden, tout juste remis en liberté, avait en effet tenté de séduire sa jeune voisine en lui adressant une lettre enflammée et en s'exhibant nu devant elle. La jeune fille avait rendu compte de ce comportement déplacé à la police, qui n'avait pas vérifié les antécédents de son agresseur. Après enquête, un inspecteur avait été suspendu. «La police aurait fait son travail, Louise serait en vie», s'étaient émus ses proches à l'automne.

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