Attentats du 13 novembre : Jawad Bendaoud sera jugé en appel à la fin de l'année

Attentats du 13 novembre : Jawad Bendaoud sera jugé en appel à la fin de l'année

En première instance, le tribunal avait estimé que les charges contre le prévenu étaient «insuffisantes pour démontrer sa culpabilité».

leparisien.fr, publié le vendredi 06 avril 2018 à 17h37

Jawad Bendaoud avait été relaxé en première instance en février. Son procès en appel se tiendra du 21 novembre au 21 décembre.

Jawad Bendaoud va repasser par la case « tribunal » avant la fin de l'année. Son procès en appel se tiendra du 21 novembre au 21 décembre prochain. Poursuivi pour avoir logé deux des auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre 2015, Jawad Bendaoud avait été relaxé en février en première instance. Ce procès retentissant avait été marqué par les déclarations décalées de Jawad Bendaoud qui avaient atterré les familles des victimes.

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Le tribunal avait estimé que les charges contre le prévenu étaient «insuffisantes pour démontrer sa culpabilité» après plus de deux ans en détention à l'isolement. Le parquet, qui avait requis quatre ans de prison, avait aussitôt fait appel.

Devenu la risée d'un pays traumatisé après ses premières déclarations à la presse, Bendaoud comparaissait pour avoir mis à disposition d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux présumés des attentats, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s'étaient repliés à Saint-Denis. C'est là que les deux djihadistes sont morts le 18 novembre dans l'assaut des policiers du Raid.

Les «excuses» de Jawad BendaoudJawad Bendaoud, qui a toujours dit ignorer héberger des terroristes, a présenté ses «excuses» aux victimes après sa sortie de prison. Sa relaxe avait choqué plusieurs familles de victimes et quelque 680 parties civiles ont interjeté appel du jugement, à l'issue de l'appel principal du parquet.

Mohamed Soumah, également jugé pour «recel de malfaiteurs terroristes» lors de ce procès, avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement. Il avait mis en contact Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les deux djihadistes, et Jawad Bendaoud.

Une peine de quatre ans de prison, dont un avec sursis, avait été prononcée contre le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen - le frère d'Hasna Aït Boulahcen et le cousin d'Abdelhamid Abaaoud -, jugé pour «non-dénonciation de crime».

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