Attentat de Magnanville : cinq gardes à vue prolongées, dont celle de la policière

Attentat de Magnanville : cinq gardes à vue prolongées, dont celle de la policière

Le 13 juin 2016, Larossi Aballa avait été tué par les forces de l'ordre après avoir revendiqué son acte au nom de Daech.

leparisien.fr, publié le mercredi 11 avril 2018 à 15h26

L'enquête vise à déterminer comment le tueur Larossi Abballa, 25 ans, avait choisi ses victimes, un commissaire adjoint des Mureaux (Yvelines) et sa compagne, policière, et localisé leur adresse.

La garde à vue de cinq des six personnes interpellées lundi dans l'enquête sur le double meurtre djihadiste de Magnanville, en 2016, a été prolongée.

Parmi les suspects toujours interrogés se trouvent notamment une policière, ses deux enfants soupçonnés d'être radicalisés et « Mina B. », une amie de la famille qui avait en sa possession une clé USB ayant contenu les noms de plus de 2000 agents du renseignement.

Ces arrestations, décidées par la juge d'instruction antiterroriste en charge de l'enquête, visent à déterminer comment le tueur Larossi Abballa, 25 ans, a choisi ses victimes, un commissaire adjoint des Mureaux (Yvelines) et sa compagne, et localisé leur adresse.

Un proche de Larossi Aballa Le 13 juin 2016, ce djihadiste avait assassiné le couple à coups de couteau en partie sous les yeux de leur fils de 3 ans. Il avait été tué par les forces de l'ordre après avoir revendiqué son acte au nom de Daech.

Parmi les interpellés figure un homme de 30 ans décrit comme un islamiste radicalisé et ayant été en contact avec Larossi Abballa aux Mureaux, selon une source proche du dossier.

La sœur de ce suspect, âgée de 25 ans et déjà détenue depuis octobre après sa mise en examen dans une affaire de candidature au djihad, fait aussi partie des cinq personnes toujours en garde à vue.

Une liste de 2626 nomsCette jeune femme fichée « S » (pour « sûreté de l'Etat »), « Mina B. », avait été hébergée au printemps 2016 chez la mère d'une amie, à l'époque déléguée départementale des Yvelines du syndicat policier Alliance.

Cette dernière, policière de 48 ans, a elle aussi été interpellée lundi avec sa fille de 30 ans et son fils de 26 ans, tous deux présentant des signes de radicalisation, selon la source proche du dossier.

Lors d'une perquisition en avril 2017 chez « Mina B. », les policiers avaient retrouvé une clé USB d'où avait été effacée une liste remontant à 2008 de 2626 agents des renseignements, selon des sources concordantes, confirmant une information du Point. A ce stade, les enquêteurs ne savent pas si « Mina B. » a consulté cette liste de noms.

Un homme relâché Ce fichier, reconstitué par les experts et où ne figurent pas les noms des victimes de Magnanville - Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider -, contenait l'identité, mais sans leurs adresses, d'officiers de renseignement sur le point d'être mutés pour former la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), selon une de ces sources.

Un homme de 33 ans, sixième personne arrêtée lors de ce coup de filet mené dans la région de Mantes-la-Jolie et des Mureaux, au nord des Yvelines, a été remis en liberté mardi soir sans poursuites.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.