Attentat de Magnanville: cinq gardes à vue prolongées, dont celle de la policière

Attentat de Magnanville: cinq gardes à vue prolongées, dont celle de la policière

Hommage, le 20 juin 2016 au couple Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, assassinés par Larossi Aballa le 13 juin

AFP, publié le mercredi 11 avril 2018 à 13h11

La garde à vue de cinq des six personnes interpellées lundi dans l'enquête sur le double meurtre jihadiste de Magnanville en 2016 a été prolongée, dont celle d'une policière et de ses deux enfants présentés comme radicalisés, a appris mercredi l'AFP de source judiciaire.

Ces arrestations, décidées par la juge d'instruction antiterroriste en charge de l'enquête, visent à déterminer comment le tueur Larossi Abballa, 25 ans, a choisi ses victimes, un commissaire adjoint des Mureaux (Yvelines) et sa compagne, et localisé leur adresse.

Le 13 juin 2016, ce jihadiste avait assassiné le couple à coups de couteaux sous les yeux de leur fils de 3 ans. Il avait été tué par les forces de l'ordre après avoir revendiqué son acte au nom du groupe État islamique (EI).

Parmi les interpellés figure un homme de 30 ans décrit comme un islamiste radicalisé et ayant été en contact avec Larossi Abballa aux Mureaux, selon une source proche du dossier.

La soeur de ce suspect, âgée de 25 ans et déjà détenue depuis octobre après sa mise en examen dans une affaire de candidate au jihad en Syrie, fait aussi partie des cinq personnes toujours interrogées depuis lundi par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire.

Cette jeune femme fichée "S" (pour "sûreté de l'Etat"), Mina B., avait été hébergée au printemps 2016 chez la mère d'une amie, à l'époque déléguée départementale des Yvelines du syndicat policier Alliance.

Cette dernière, policière de 48 ans, a elle aussi été interpellée lundi avec sa fille de 30 ans et son fils de 26 ans, tous deux présentant des signes de radicalisation, selon la source proche du dossier.

Un homme de 33 ans, sixième personne arrêtée lors de ce coup de filet mené dans la région de Mantes-la-Jolie et des Mureaux, au nord des Yvelines, a été remis en liberté mardi soir sans poursuites, selon la source judiciaire.

Lors d'une perquisition en avril 2017 chez Mina B., dans l'affaire qui lui vaut d'être détenue, les policiers avaient retrouvé une clé USB d'où avait été effacée une liste remontant à 2008 de 2.626 agents des renseignements, selon des sources concordantes, confirmant une information du Point.

A ce stade, les enquêteurs ne savent pas si Mina B. a consulté cette liste de noms.

Ce fichier, reconstitué par les experts et où ne figurent pas les noms des victimes de Magnanville - Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider -, contenait l'identité, mais sans leurs adresses, d'officers de renseignement sur le point d'être mutés pour former la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), selon une de ces sources.

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