Attaque de Liège : ce que l'on sait

Attaque  de Liège : ce que l'on sait
Liège (Belgique), ce mardi. Trois familles pleurent ce mardi leurs proches, dont les proches de deux policières.

leparisien.fr, publié le mardi 29 mai 2018 à 19h43

Benjamin Herman sortait de prison lorsqu'il a abattu ce mardi trois personnes, deux policières a priori visées pour leur uniforme et un jeune homme dans une voiture. Le tireur était fiché pour ses contacts avec des islamistes.

Les premières sources policières parlaient d'abord d'un contrôle de routine qui aurait mal tourné. Mais ce mardi après-midi, le contexte de l'attaque meurtrière de Liège (Belgique) se précise. Le caractère terroriste est notamment de plus en plus probant tandis que deux des trois victimes semblent avoir été visées pour leur uniforme de police. Selon les derniers éléments de l'enquête, l'auteur de la tuerie abattu par les forces de l'ordre était fiché pour ses contacts avec des islamistes.

Que s'est-il passé ? Ce mardi matin à 10h30, en plein centre de Liège, Benjamin Herman a suivi puis agressé par derrière deux agents de police avec un couteau. Le trentenaire s'est ensuite emparé de l'arme de l'une des policières avant de la retourner contre elle, puis contre sa collègue. Les deux femmes ont succombé à ses balles. L'assaillant a ensuite tué une troisième fois en faisant feu contre un homme de 22 ans, passager d'une voiture stationnant à proximité. Benjamin Herman s'est ensuite dirigé vers le complexe scolaire Athénée Léonie de Waha. Là, il y a brièvement pris en otage une employée. À l'arrivée des forces de l'ordre, un nouvel échange de tirs a eu lieu et plusieurs autres policiers ont été blessés avant que le tireur soit abattu.

Qui est le tireur ? Benjamin Herman était âgé de 35 ans. Condamné pour des délits et après plusieurs séjours en prison, il bénéficiait d'une permission de sortie pour préparer sa réinsertion quand il est passé à l'acte mardi matin. Ses onze précédentes autorisations de sortie - d'un jour - s'étaient jusque là bien déroulées. Libérable en 2020, il avait cette fois été déclaré absent de sa cellule de Marche-en-Famenne, près de Liège, lundi soir.

Est-ce un acte terroriste ? Selon une source proche de l'enquête, Benjamin Herman était fiché par la police pour avoir été en contact en prison avec des islamistes, et s'être radicalisé dans ce contexte carcéral. Par ailleurs, le dossier a été confié à un juge d'instruction antiterroriste car « des éléments vont dans la direction d'un acte terroriste », a justifié Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral. Et ce même s'il n'a pu confirmer les informations de presse selon lesquelles il aurait crié « Allah Akbar ». Enfin, l'attaque visait « clairement » la police, a assuré le chef de corps de Liège. Une cible privilégiée des terroristes.

Qui sont les victimes ? Trois familles pleurent leurs proches, dont les noms ont peu à peu été révélés dans l'après-midi. La policière à qui Benjamin Herman a d'abord subtilisé son arme est Soraya Belkacemi, maman de jumelles de 13 ans. La seconde est Lucile Garcia, une quinquagénaire qui venait d'être grand-mère et qui venait de se marier avec son partenaire, le commissaire Patrick Hagelstein. Enfin, Cyril Vangriecken, 22 ans, se trouvait dans une voiture lorsqu'il a été visé par l'assaillant. Selon un témoin à RTL, il aurait été assis sur le siège passager tandis que sa mère était au volant.

Une victime de plus ? Selon une source proche de l'enquête, Benjamin Herman était dans « une fuite en avant » après avoir « commis un meurtre la nuit dernière (lundi soir)» à On, entre Marche et Rochefort dont il était originaire. Selon les médias locaux, un toxicomane de 30 ans a été retrouvé mort à son domicile, probablement tué avec un marteau. Mais le parquet de la province belge de Luxembourg, compétent sur cette zone, s'est refusé à établir un lien « à ce stade ».

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