Assises: jugé pour l'assassinat de son ex, il nie la préméditation

Assises: jugé pour l'assassinat de son ex, il nie la préméditation
Assises: jugé pour l'assassinat de son ex, il nie la préméditation
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AFP, publié le lundi 11 juin 2018 à 18h36

"Je ne nie pas les faits commis. Ils sont dramatiques. Mais je conteste les avoir prémédités": Simon Thirel, 22 ans, a de lui-même posé lundi la question centrale de son procès devant les assises de l'Isère où il comparaît pour l'assassinat de son ex-petite amie.

C'est la première déclaration de cet homme au teint hâve et à l'allure adolescente, debout dans le box des accusés dans une chemise bleu ciel impeccable, derrière ses avocats Denis Dreyfus et Alexandre Farelly.

Ce matin du 2 octobre 2015, "j'y allais pour lui parler. C'était un besoin viscéral. Je n'y allais pas pour la tuer", a affirmé l'ancien étudiant en DUT Mesures physiques, âgé de 19 ans à l'époque, en réitérant ses dires du début de l'enquête.

Il était entré sans y être invité dans la maison familiale de Julie, à Saint-Jean-de-Moirans (Isère) près de Grenoble. Julie et sa mère étaient encore chacune dans leur chambre. A l'étage, il s'était dirigé vers Julie qui l'avait giflé, surprise de le voir là, alors que les deux jeunes étaient séparés depuis plusieurs mois et qu'elle subissait un harcèlement incessant de sa part.

En réponse, Simon Thirel l'avait étranglée pendant quinze minutes, puis il lui avait donné plusieurs coups de couteau. La jeune fille de 17 ans était décédée peu après à l'hôpital.

"Quand la relation a commencé à s'étioler, battre de l'aile, fin 2014, petit à petit, je suis devenu odieux, toxique", a raconté l'accusé. "Le harcèlement était dégueulasse, méprisable. Ces propos sont horribles. Je la sentais s'éloigner. Elle cherchait juste à s'échapper de ça, me quitter sans me faire du mal. Ça, c'était Julie: ne pas faire de mal aux gens".

Le président Jean-Pierre Pradier interroge un ami de Julie: "Vous pensez qu'il était jaloux ?". "Extrêmement jaloux". Dans le box, tête baissée, l'accusé acquiesce. 

La personnalité de l'accusé sera abordée mardi. Le jeune homme, au casier judiciaire vierge, risque la réclusion criminelle à perpétuité. Verdict mercredi.

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