Assassinat maquillé en suicide près de Nice: un couple condamné à 25 ans de prison

Assassinat maquillé en suicide près de Nice: un couple condamné à 25 ans de prison
Les assassins d'un entrepreneur allemand, un couple qualifié par le parquet de "tandem criminel" et qui avait tenté de maquiller le crime, en 2011 près de Nice, en suicide, ont été condamnés à 25 ans de réclusion par ...

AFP, publié le lundi 12 novembre 2018 à 17h50

Les assassins d'un entrepreneur allemand, un couple qualifié par le parquet de "tandem criminel" et qui avait tenté de maquiller le crime, en 2011 près de Nice, en suicide, ont été condamnés à 25 ans de réclusion par la cour d'assises de Nice lundi.

Georges Pierru, 52 ans, et Grit Bergman, 48 ans ont été reconnus coupables d'avoir piégé la victime pour de l'argent et tenté de faire passer le crime pour un suicide par pendaison.

La corde qui a servi à pendre Drost Notthoff, 48 ans, torse nu, dans le salon de sa villa à Eze (Alpes-Maritimes) le 26 septembre 2011, avait été achetée quelques jours auparavant dans la région de Carcassonne, de même que des gants et la barre à mine avec laquelle il a été en réalité étranglé la veille.

"Tous (les) éléments convergent vers la planification de la mort de Drost Notthoff", avait souligné la représentante du parquet Clotilde Ledru-Tinseau, en rappelant les divers coups de fil retracés par l'enquête, le faux testament envoyé à un notaire de Monaco dans l'espoir d'hériter et "les précautions prises en amont pour ne laisser aucune trace sur zone". 

Les deux accusés avaient même pensé à apporter des torchons et à enfiler des chaussettes sur leurs chaussures, a-t-elle détaillé, parlant du couple formé par Grit Bergman, ex-compagne de la victime, et Georges Pierru, épousé après l'assassinat, comme d'une "histoire d'amour qui a dégénéré en tandem criminel" à la faveur des prédispositions psychiques de chacun, elle la paranoïa, lui la fabulation.

"Il est mort parce qu'elle entendait lui soutirer encore de l'argent", a ajouté Mme Ledru-Tinseau.

Elle avait requis 30 ans de réclusion, écartant une peine de perpétuité au vu de l'absence d'antécédents judiciaires et des aveux obtenus par le président du tribunal à l'audience. 

Les deux accusés, que les enquêteurs ont mis plus de trois ans à confondre puis à faire avouer, avaient d'abord recommencé à nier en bloc au début du procès. 

Aujourd'hui en instance de divorce, le couple s'est déchiré sur sa version des faits: "Chacun essaie de remettre la faute sur l'autre", a observé Me Marion Combes, avocate du demi-frère de la victime, qui a insisté dans sa plaidoirie sur le "comportement assez machiavélique des accusés".

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