Assassinat de Kim Jong-Nam en Malaisie: le procès va se poursuivre

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L'Indonésienne Siti Aisyah est escortée par la police malaisienne pour son audience auprès de la cour de Shah Alam, en Malaisie, le 16 août 2018
L'Indonésienne Siti Aisyah est escortée par la police malaisienne pour son audience auprès de la cour de Shah Alam, en Malaisie, le 16 août 2018
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© AFP, Manan VATSYAYANA

AFP, publié le jeudi 16 août 2018 à 11h28

Le procès de deux femmes accusées de l'assassinat l'an passé en Malaisie du demi-frère en disgrâce du dirigeant de la Corée du Nord va se poursuivre, a indiqué jeudi une cour malaisienne dans une décision qui va dans le sens de l'accusation.

Après avoir entendu les arguments du parquet, la cour de Shah Alam, près de Kuala Lumpur, a estimé que les preuves avancées contre l'Indonésienne Siti Aisyah et la Vietnamienne Thi Huong étaient suffisantes pour soutenir l'accusation de meurtre avec préméditation, a déclaré le président de la juridiction, Azmi Ariffin.

Lors de la précédente audience en juin, le juge avait indiqué qu'il rendrait le 16 août une décision qui pourrait être soit un acquittement, soit la poursuite du procès pour permettre aux accusées de se défendre face aux charges retenues contre elles.

Le demi-frère de Kim Jong-Un avait été assassiné le 13 février 2017 à l'aéroport de Kuala Lumpur par les deux femmes qui lui avaient projeté au visage une substance qui s'est révélée être du VX, un agent neurotoxique, version hautement mortelle du gaz sarin considérée comme une arme de destruction massive. Kim Jong Nam avait succombé peu après.

Depuis le début de l'affaire, les deux accusées nient toute intention de tuer. Elles affirment avoir été recrutées pour participer à ce qu'elles croyaient être une farce du style "caméra cachée", mais qui s'est révélé être un complot fomenté par des agents nord-coréens.

Thi Huong "a été trompée", a déclaré son père, Van Thanh, à des journalistes de l'AFP au Vietnam. "J'aime ma fille et elle me manque, il n'y a rien que je puisse faire", a-t-il ajouté, déplorant que la famille n'ait pas les moyens de se rendre en Malaisie pour assister au procès.

Quatre Nord-Coréens mis en cause dans cette affaire avaient fui la Malaisie le jour de l'assassinat. Dès le début de l'affaire, la Corée du Sud a accusé le Nord d'avoir orchestré l'assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti. Kim Jong Nam était un critique du régime nord-coréen qui vivait en exil.

Pour l'accusation, il s'agit d'un "assassinat soigneusement planifié et exécuté" par les deux femmes "entraînées" pour assurer le succès de l'opération.

De son côté, la défense dénonce une enquête "bâclée" et demande l'acquittement des accusées. 

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