Algérie : deuil national après la pire catastrophe aérienne de l'histoire du pays

Algérie : deuil national après la pire catastrophe aérienne de l'histoire du pays

Plusieurs titres rappellent dans leurs articles que la catastrophe de mercredi est la dernière en date d'une « série noire » d'accidents aériens.

leparisien.fr, publié le jeudi 12 avril 2018 à 16h02

Un avion de l'armée de l'air algérienne s'est écrasé ce mercredi matin peu après avoir décollé de la base aérienne de Boufarik, à près de 35 km d'Alger. 257 personnes ont trouvé la mort.

L'Algérie observait jeudi un deuil national au lendemain de la pire catastrophe aérienne de son histoire, la chute d'un avion militaire qui a fait 257 morts et dont les causes restent pour l'heure inconnues.

Ce deuil national de trois jours a été décrété dès mercredi en mémoire des victimes, 10 membres d'équipage et 247 passagers, majoritairement des militaires et leurs familles qui regagnaient leur garnison dans l'extrême sud du pays.

Drapeaux en berneA Alger, les drapeaux nationaux étaient en berne jeudi sur les bâtiments ou places publiques, de même que ceux de nombreuses ambassades étrangères. Des minutes de silence ont été observées dans certaines administrations et plusieurs grandes entreprises ont publié des encarts dans la presse pour présenter leurs condoléances aux familles des victimes.

De nombreux événements culturels ou festifs prévus ces trois prochains jours ont été supprimés. Le ministère de la Culture a ainsi annulé une représentation qu'il organisait mercredi soir à l'Opéra d'Alger. Les instituts français d'Algérie ont annoncé l'annulation de tous les événements jusqu'au 14 avril et l'institut culturel italien celle d'un concert prévu vendredi soir.

Deux heures pour éteindre l'incendieL'appareil, qui venait de décoller et était donc rempli de carburant, s'est embrasé en touchant le sol. Il a fallu environ deux heures pour éteindre l'incendie et de très nombreux corps étaient carbonisés, rapportent les médias algériens. Dans les kiosques, les photos de l'immense empennage noir et calciné de l'Iliouchine 76 accidenté couvraient largement jeudi les Unes de la plupart des quotidiens arabophones et francophones du pays.

Plusieurs titres rappellent dans leurs articles que la catastrophe de mercredi est la dernière en date d'une « série noire » d'accidents aériens, impliquant surtout des appareils militaires, qui ont endeuillé l'Algérie ces dernières années. Surtout, certains journaux soulignent que l'âge des appareils de l'armée algérienne et leur entretien ont été mis en avant lors des précédents drames.

« Les crashs sont-ils une fatalité ? »« Sollicités parfois à l'usure, les appareils de l'armée de l'air couvrent un territoire immense, plus de 6000 km de frontières » mais « les crashs récurrents sont-ils une fatalité pour autant ? », s'interroge le quotidien francophone El Watan.

Alors que les autorités ont annoncé une enquête sur l'accident, le quotidien Liberté rappelle « qu'à ce jour [...] très peu de choses sinon rien n'a filtré sur les enquêtes » concernant les précédents accidents.

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