Affrontements entre détenus dans une prison en Equateur: 58 morts

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Une femme attend des nouvelles après des affrontements entre gangs de prisonniers dans une prison de Guayaquil (sud-ouest de l'Equateur), qui ont fait au moins 58 morts, le 13 novembre 2021
Une femme attend des nouvelles après des affrontements entre gangs de prisonniers dans une prison de Guayaquil (sud-ouest de l'Equateur), qui ont fait au moins 58 morts, le 13 novembre 2021
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© AFP, Fernando Mendez

publié le samedi 13 novembre 2021 à 18h23

Des affrontements entre gangs de prisonniers dans une prison de Guayaquil (sud-ouest de l'Equateur), théâtre fin septembre d'un des pires massacres de détenus en Amérique latine avec 119 tués, ont fait au moins 58 morts, a annoncé samedi la commandante de la police.

Le général Tannya Varela a indiqué lors d'une conférence de presse que "jusqu'à présent", les affrontements entre détenus qui ont commencé vendredi ont fait "58 prisonniers tués et douze blessés".


L'intervention de la police pour tenter de rétablir l'ordre dans la prison a "sauvé des vies", a déclaré Pablo Arosemena, gouverneur de la province de Guayas (dont la capitale est Guayaquil).

Le 28 septembre, 119 personnes sont mortes dans la prison de Guayas 1, le plus grand massacre de l'histoire carcérale de l'Équateur et l'un des pires en Amérique latine.

Certains détenus avaient été démembrés ou brûlés dans de violents affrontements entre gangs liés aux narcotrafics et aux cartels mexicains.

Dans cette prison, qui abrite 8.500 détenus et dont la surpopulation atteint 60% selon les chiffres officiels, la violence n'a pas cessé depuis.

Après les incidents de septembre, 15 autres détenus ont été tués, ce qui porte le total à 134. Les émeutes dans les prisons équatoriennes ont fait plus de 250 morts depuis le début de l'année.

En février, 79 détenus sont morts dans des émeutes simultanées dans quatre prisons.

Le massacre de septembre a incité le gouvernement équatorien à déclarer l'état d'urgence pour le système pénitentiaire pendant soixante jours, l'armée épaulant la police pour tenter de faire régner l'ordre dans les 65 prisons du pays.

Elles peuvent accueillir 30.000 personnes mais sont occupées par 39.000 détenus, soit une surpopulation de 30%. 

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