Affaire Michel Zecler : les deux policiers écroués remis en liberté

Affaire Michel Zecler : les deux policiers écroués remis en liberté
Images de caméras de télésurveillance montrant le passage à tabac de Michel Zecler par des policiers à Paris

, publié le mardi 22 décembre 2020 à 19h55

Les juges d'instruction ont ordonné mardi la mise en liberté des deux policiers placés en détention depuis le 30 novembre pour avoir roué de coups à Paris Michel Zecler, un producteur de musique. 


Le 29 novembre dernier, quatre policiers avaient été mis en examen, et deux placés en détention provisoire. Une information judiciaire avait été ouverte après l'agression de Michel Zecler, producteur de musique, par des agents de police. Ce mardi 22 décembre, les juges ont ordonné la mise en liberté des deux policiers écroués.

Un brigadier et un gardien de la paix étaient jusqu'à présent placés en détention provisoire. Ils seront soumis à sous contrôle judiciaire strict, avec interdiction d'entrer en relation avec la victime et les autres mis en examen, de détenir une arme et d'exercer la profession de fonctionnaires de police. "Avocat, j'ai toujours considéré que la détention provisoire devait être l'exception et la liberté la règle, qui hélas n'est pas toujours la pratique judiciaire habituelle", a commenté Caroline Toby, avocate de Michel Zecler. "Je m'étonne néanmoins que ces mises en liberté interviennent avant même qu'une confrontation n'ait eu lieu entre la victime et les policiers, alors même qu'ils continuent de contester certains faits malgré les évidences", a-t-elle ajouté.
Rappel des faits

Parmi les quatre policiers mis en examen par un juge d'instruction, trois l'ont été pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" et "faux en écriture publique". 
En garde à vue face à l'IGPN, les principaux mis en cause avaient fini par "admettre que les coups portés n'étaient pas justifiés et qu'ils avaient agi principalement sous l'effet de la peur".

Ils ont invoqué "la panique" provoquée par le sentiment d'être coincés dans l'entrée du studio de musique de Michel Zecler, qui se débattait selon eux. 

lls ont en revanche nié "avoir tenu des propos racistes" alors que la victime assure qu'ils l'ont traité de "sale nègre"

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