Affaire Maëlys : Lelandais reconnaît avoir donné plusieurs coups à la fillette

Affaire Maëlys : Lelandais reconnaît avoir donné plusieurs coups à la fillette
Le convoi transportant Nordahl Lelandais, lors de la reconstitution à Pont-de-Beauvoisin, le 24 septembre 2018.

, publié le mercredi 26 septembre 2018 à 09h33

VIDÉO - L'ex-militaire soutenait jusque-là avoir tué Maëlys par accident, en lui donnant une gifle.

Nordahl Lelandais a changé sa version des faits quant à la mort de la petite Maëlys, a rapporté BFMTV mardi 25 septembre. Alors qu'il affirmait depuis le 14 février qu'il s'agissait d'un accident, le suspect reconnaît désormais avoir porté au moins 4 ou 5 coups à la fillette.


C'est aux juges, lors d'une nouvelle audition vendredi dernier, qu'il a livré ces révélations.

Le 14 févier, après six mois de silence, il avait expliqué la mort de Maëlys par un coup porté au visage, alors qu'elle paniquait dans sa voiture dans laquelle elle était montée pour aller voir ses chiens.


Lundi, le suspect a détaillé la nuit du crime au cours d'une reconstitution. Après une première étape à la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, en Isère, d'où Maëlys avait disparu, les gendarmes, Nordahl Lelandais, son avocat, les juges et le procureur de la République de Grenoble se sont rendus dans une zone commerciale, qui n'avait jusque-là pas été évoquée dans l'enquête. Derrière des draps blancs tendus par les forces de l'ordre pour cacher la scène aux journalistes, l'ex-militaire aurait désigné l'endroit où il a tué la fillette. Selon des témoins présents sur place, il a mimé les coups qu'il a donnés à l'enfant, frappant très violemment à quatre ou cinq reprise sur un mannequin, indique BFMTV. Les parents de la petite victime étaient présents à ce moment-là et ont assisté aux gestes de Nordahl Lelandais.

Selon une source proche de l'enquête, citée par BFMTV, Nordahl Lelandais a livré cette nouvelle version pour coller "à la réalité matérielle du dossier", notamment les multiples fractures au niveau du crâne identifiées au cours de l'autopsie de la fillette.

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