Affaire Griveaux: Pavlenski et de Taddeo demandent la nullité de leur interpellation

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L'artiste russe Piotr Pavlenski (g) aux côtés de son avocat français Yassine Bouzrou le 18 février 2020 devant le palais de justice de Paris
L'artiste russe Piotr Pavlenski (g) aux côtés de son avocat français Yassine Bouzrou le 18 février 2020 devant le palais de justice de Paris
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© AFP, Guillaume DAUDIN

, publié le mardi 26 janvier 2021 à 14h00

Les avocats de l'artiste russe Piotr Pavlenski et de sa compagne Alexandra de Taddeo ont demandé mardi devant la cour d'appel de Paris la nullité d'actes d'enquêtes dans l'affaire Griveaux liés à leur interpellation en février 2020.

Les avocats du réfugié politique et de la juriste, Mes Yassine Bouzrou et Noémie Saidi-Cottier, estiment que cette interpellation n'était pas régulière et demandent donc la nullité d'un certain nombre d'actes d'enquête qui en découlent.

Dans ce dossier de scandale sexuel qui a fait tomber l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux, le parquet général de la cour d'appel de Paris a demandé le rejet de ces demandes de nullité, a-t-il indiqué à l'AFP.

La décision a été mise en délibéré au 23 février.

Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo avaient été interpellés le 15 février dans l'ouest de Paris, devant l'objectif d'un photographe de l'agence Bestimage, dirigée par Michèle Marchand, une proche du couple Macron.

La publication par Paris Match des photos de l'arrestation avait conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire le 28 février.

L'enquête a été confiée à un juge qui a mis en examen deux policiers le 10 septembre pour "violation du secret professionnel" et l'un des deux, soupçonné d'avoir falsifié un procès-verbal, également pour "faux en écriture publique". 

Cette arrestation avait été ordonnée dans le cadre d'une affaire de violences lors du réveillon, mais s'était produite le jour où M. Griveaux avait déposé plainte pour la diffusion de vidéos à caractère sexuel qui l'avaient conduit à se retirer de la bataille des municipales. M. Pavlenski avait revendiqué cette publication.

Pour Me Saidi-Cottier, sa cliente a été interpellée "artificiellement" dans l'affaire des violences lors du réveillon alors que l'objectif des enquêteurs était de la "garder" au commissariat jusqu'à ce que "M. Griveaux finalise sa plainte" la visant avec M. Pavlenski, permettant ainsi l'ouverture d'une enquête par le parquet et son placement garde à vue pour ces faits.

"On sait bien que toute la procédure ne sera pas annulée, mais il y a des procès-verbaux policiers qui sont mensongers", a-t-elle insisté.

Sollicité par l'AFP, Me Bouzrou n'a pas souhaité réagir.

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