Affaire Estelle Mouzin : ces SMS qui pourraient accabler Michel Fourniret

Affaire Estelle Mouzin : ces SMS qui pourraient accabler Michel Fourniret
©Panoramic

, publié le dimanche 11 octobre 2020 à 12h30

Suspecté d'être responsable de la disparition d'Estelle Mouzin en 2003, le tueur en série Michel Fourniret aurait échangé par SMS avec son ex-compagne Monique Olivier de 18h à 4h du matin la nuit de la disparition, comme le révèle Europe 1. Un élément qui pourrait permettre de faire avancer l'enquête.

L'affaire Estelle Mouzin pourrait vivre un énième rebondissement. Selon les informations d'Europe 1, la justice se penche actuellement sur les échanges téléphoniques entre Michel Fourniret et son ancienne compagne Monique Olivier. Des messages qui pourraient permettre une réelle avancée dans l'enquête sur la disparition de la jeune fille en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).



Les enquêteurs ont dernièrement découvert les pratiques de l'ancien couple pour parvenir à communiquer. Le tueur en série et sa femme de l'époque disposaient d'une dizaine de téléphones. Ils n'hésitaient pas à investir dans des cartes prépayées, une technique connue chez les criminels pour communiquer loin des radars.

S'ils n'ont pas accès au contenu des messages entre les deux amants, les policiers ont en revanche remarqué que des messages avaient été envoyés le soir de la disparition d'Estelle Mouzin, à partir de 18 heures jusqu'à 4 heures du matin, rapporte Europe 1.

Monique Olivier à nouveau auditionnée

Jeudi dernier, Monique Olivier a de nouveau été confrontée aux questions des enquêteurs. Avec ces nouveaux éléments, l'hypothèse qu'elle ait été au courant en temps réel des agissements de son compagnon de l'époque reste plausible. Une manière de mettre la pression sur l'ex-compagne de Michel Fourniret. C'est elle qui a déjà accusé le tueur en série d'avoir enlevé, séquestré puis tué Estelle Mouzin.

Les éléments commencent à s'accumuler contre celui qu'on appelle l'Ogre des Ardennes. En plus des aveux de Monique Olivier et des SMS recueillis, les enquêteurs ont également relevé l'ADN d'Estelle Mouzin sur un matelas d'une maison où il avait l'habitude de passer du temps. Des déplacements doivent avoir lieu prochainement dans les Ardennes et à Guermantes pour tenter d'avancer dans l'enquête.

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