Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon renvoyé aux assises

Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon renvoyé aux assises

ARCHIVE. Le 18 janvier 2013, des policiers escortent Willy Bardon dans l'affaire Elodie Kulik à la sortie du palais de justice.

leparisien.fr, publié le vendredi 13 avril 2018 à 13h20

Un an après le recours formé par ses avocats, la décision avait été suspendue par une lettre anonyme.

La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel d'Amiens (Somme) a tranché. Après un recours et un rebondissement, elle a confirmé que Willy Bardon allait être jugé pour le viol et le meurtre d'Élodie Kulik en janvier 2002.

Il y a un an, le dernier suspect, aujourd'hui âgé de 44 ans, mis en examen depuis 2013, était renvoyé devant la cour d'assises pour « enlèvement suivi de mort » de la jeune banquière de 24 ans. Mais ses avocats avaient fait appel, estimant le dossier mince en preuves.

Début mars, la chambre de l'instruction, appelée à statuer, avait repoussé sa décision. Alors que l'instruction était close, le parquet avait reçu une lettre anonyme évoquant un témoin susceptible de savoir des « choses » sur Willy Bardon, et sur un possible complice la nuit des faits.

L'enquête a pu déterminer en 2012 que l'ADN retrouvé sur le corps mutilé et calciné d'Élodie Kulik et dans le préservatif abandonné à côté d'elle était celui de Grégory Wiart, un artisan de l'Aisne, copain de virées de Bardon, mais décédé quelques mois après l'épouvantable agression. Mais malgré leurs efforts, et de nombreuses interpellations, les enquêteurs ne sont pas parvenus à identifier la troisième voix, au fort accent picard, timidement audible sur l'appel au secours passé par Élodie Kulik aux pompiers le 10 janvier 2002.

Affaire Elodie Kulik : les repères10 janvier 2002 : Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne (Somme), dîne à Saint-Quentin (Aisne) avant de prendre la route pour rentrer chez elle.

12 janvier 2002 : son corps mutilé et calciné est découvert chemin de la Tombelle à Tertry (Somme) par un agriculteur.

16 janvier 2012 : les gendarmes identifient Grégory Wiart, mort en 2003, comme l'homme à qui appartenait l'ADN trouvé dans un préservatif à côté du corps.

16 janvier 2013 : sept proches de Grégory Wiart dont Willy Bardon sont interpellés par la gendarmerie.

18 janvier 2013 : Willy Bardon est mis en examen pour « enlèvement, séquestration, viol en réunion et meurtre ».

18 avril 2014 : Willy Bardon est remis en liberté mais reste sous contrôle judiciaire.

3 avril 2016 : le parquet demande le renvoi de Willy Bardon devant les assises.

6 avril 2017 : les juges décident à leur tour de renvoyer Willy Bardon devant la cour d'assises. Ses avocats font appel de la décision.

6 mars 2018 : la Chambre de l'instruction de la cour d'assises de la Somme suspend sa décision à cause d'une lettre anonyme.

13 avril 2018 : Willy Bardon est renvoyé en appel devant la cour d'assises.

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