Accusations de viol : ce qu'a dit Tariq Ramadan lors de sa garde à vue

Accusations de viol : ce qu'a dit Tariq Ramadan lors de sa garde à vue
Tariq Ramadan au Bourget, le 7 avril 2012.

Orange avec AFP, publié le jeudi 15 février 2018 à 09h22

"Les faits dont vous me parlez ne m'évoquent rien". Face aux enquêteurs, l'islamologue Tariq Ramadan, mis en examen pour viol et viol sur personne vulnérable, a farouchement nié toutes les accusations, selon Europe 1 qui a pu consulter le contenu de ses auditions en garde à vue.

Il va demander jeudi 15 février une remise en liberté.


L'intellectuel suisse a été catégorique : il n'a pas eu le moindre rapport sexuel avec les plaignantes, même consenti. Et quand il lui est demandé pourquoi elles persistent dans leurs accusations, il répond : "Aucune idée, je ne suis pas dans leur tête". Selon lui, il a plutôt dû repousser leurs avances. Il évoque un selfie qu'il aurait refusé à l'une d'elle, malgré son insistance. Il y avait bien "une sorte de jeu entre nous, que j'acceptait dans une certaine limite", concède-t-il, évoquant les "désirs de femme" qu'elle exprimait. Cependant, il l'assure, il ne répondait qu'aux questions religieuses.

RISQUES DE FUITE

Quant à ses pratiques sexuelles, il a réfuté être brutal ou dominateur, avant de mettre un terme à la dicussion, arguant qu'il ne voyait "pas le rapport avec le dossier".

Les avocats du théologien demandent jeudi une remise en liberté, qui n'a cependant que peu de chances d'aboutir. Pour le juge en charge du dossier, il y a des "risques non théoriques de pression" sur les plaignantes et sur les témoins. D'autant que leurs déclarations sont "circonstanciées, réitérées et constantes", rappelle Europe 1. La station évoque notamment le cas d'un des nombreux témoins, une femme, qui a été menacée verbalement par Tariq Ramadan, jusqu'en novembre dernier, quand l'affaire avait éclaté. L'islamologue possède en outre des "relais financiers et humains" à même de faciliter une éventuelle fuite.

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