Faits divers

Accusation de maltraitance à Rennes : l'adolescent "caché par sa mère" sort enfin du silence

Au cœur d’une polémique depuis plusieurs semaines, une mère et son fils de 14 ans, qu’elle n’a jamais déclaré, font l’objet d’une ordonnance de placement. Interviewé par Le Figaro, l’adolescent affirme ne jamais avoir manqué de rien.

Depuis plusieurs semaines, l’histoire d’une mère et de son fils de 14 ans fait grand bruit. Stéphanie, âgée de 48 ans, n’avait jamais déclaré l’adolescent aux autorités. Tous les deux habitaient dans un appartement-hôtel de Rennes où l’enfant vivait "reclus". Jusqu’au jour où, après s’être rendu aux urgences pédiatriques de l’hôpital sud de Rennes à la suite d’une réaction allergique, les services médicaux ont constaté qu’il n’était répertorié nulle part. Ils s'étaient surtout interrogés sur son état de santé, car l’adolescent pesait à peine 27 kg pour 1 m 47.

Après cela, ils l’avaient signalé aux autorités, qui avaient établi une ordonnance de placement. Mère et fils sont ainsi séparés depuis le 4 juillet, et cette dernière est mise en examen pour "soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant", rappelle Le Figaro qui a rencontré l’enfant, mardi 30 mai.

"Je suis très triste d'être loin de ma maman. Au foyer, je suis anxieux et sur mes gardes… Je n'attends qu'une chose, c'est de la retrouver", explique-t-il au quotidien. À propos des considérations sur son physique et sa santé, il souligne avoir toujours mangé à sa faim et avoir eu accès à de la nourriture à sa guise.

"Le foyer est une fabrique de l'échec"

D’autre part, l’adolescent précise qu’il n’a "jamais vécu reclus" et qu’il prenait part à de nombreuses activités, tel que "des tournois de cartes Pokémon", durant lesquels il se faisait même des amis. Selon lui, ce n’est que depuis qu’il vit séparé de sa mère que son quotidien est devenu difficile, expliquant faire l’objet de "racket", de "violences" et d’"insultes" de la part des autres enfants du foyer. Et de condamner : "Je ne vois pas où est la protection de l'enfance dans cette histoire. J'entrevois un futur incertain, le foyer est une fabrique de l’échec."

Un discours qui tranche donc avec les accusations des uns et des autres. D’autant que, selon Le Figaro, l’enfant s’exprimerait parfaitement bien, contrairement à ce qu’avaient affirmé les médecins, qui avaient signalé des difficultés dans son élocution. Alors que son procès est prévu pour le 5 octobre prochain, Stéphanie risque jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d’amende.

publié le 30 mai à 18h30, Orange avec 6Medias

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