Abolition de discernement pour une mère qui a tenté de tuer ses enfants

Abolition de discernement pour une mère qui a tenté de tuer ses enfants

Si la chambre de l'instruction se range du côté des psychiatres, elle rendra un non-lieu. Sinon, la mère de famille sera renvoyée devant la cour d'assises des Vosges pour tentatives d'assassinats

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AFP, publié le mercredi 29 novembre 2017 à 10h53

Une femme, qui a tenté de tuer ses trois enfants, blessant sa fille à la gorge avec un couteau, dans les Vosges en mai 2016, a été considérée comme irresponsable par des psychiatres et pourrait donc ne pas être jugée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

Une psychiatre, puis un collège d'experts "de façon concordantes, ont conclu à l'abolition du discernement" de cette mère de famille "au moment du passage à l'acte", a indiqué le procureur de la République à Epinal, Etienne Manteaux, lors d'une conférence de presse.

Le parquet estime donc que cette femme ne peut pas être jugée.  Une audience devant la chambre de l'instruction, début 2018, permettra "un débat, un examen des éléments qui permettent de se convaincre ou non qu'il y a eu abolition du discernement" avec les experts.

Si la chambre de l'instruction se range du côté des psychiatres, elle rendra un non-lieu. Sinon, la mère de famille sera renvoyée devant la cour d'assises des Vosges pour tentatives d'assassinats, encourant la perpétuité.

Cette femme "ne souffrait pas de pathologie psychiatrique, mais les experts considèrent qu'elle était dans un état dépressif majeur avec une complication délirante mélancolique", a précisé le procureur. 

"Dans un contexte de probable séparation et de dépression sévère", la mère de famille, âgée aujourd'hui de 45 ans, avait "décidé de se suicider et de partir avec ses trois enfants", âgés de 10 ans à 16 ans, a raconté le procureur. 

Après leur avoir administré à tous les trois des somnifères, elle a asséné quatre coups de couteau à la gorge de sa fille, âgée de 13 ans. La douleur a réveillé l'adolescente et a fait prendre conscience à la mère de la geravité de son geste, la faisant "renoncer en partie et appeler les secours".

"L'instruction a mis en évidence qu'elle a fait des recherches précédemment sur comment atteindre plus facilement la carotide pour pouvoir tuer de façon certaine ses enfants", a révélé le magistrat. 

Mise en examen pour tentatives d'assassinats et placée en détention provisoire, elle reconnaît les faits et refuse de sortir de prison, "compte tenu de l'état dépressif majeur qui est le sien". 

Les trois enfants, placés jusqu'à présent chez une tante, rendent visite une fois par mois à leur mère en détention. 

 
6 commentaires - Abolition de discernement pour une mère qui a tenté de tuer ses enfants
  • a ces fameux psychiatres,combien d'erreur ont ils commis sur des jugements???

  • Les psychiatres ne sont pas capables de juger un mec normal et un fou ! Je n'invente rien :quand on lit des articles,souvent les rapports des soi disant psy,il y a beaucoup de décalages !

    donc, vous avez fait suffisamment d'études puis possédez une expérience professionnelle convaincante pour pouvoir affirmer de telles choses?

    Vous avez raison.J'ai du vécu sur leurs expertises.

    et donc vous lisez des magazines scientifiques ???? des publications parues dans des revues médicales ou bien des articles de n'importe quel petit quotidien à sensation ????

  • Encore une femme seule qui se retrouve avec trois enfants à gérer et qui pète les plombs. On peut se demander que faisait le père de vos enfants pour eux et même pour vous ! Vous avez droit à toute ma compassion Madame !

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    Dame-Hermeline  (privé) -

    Vrai. Je suis bien d'accord avec vous.

    Et comme d'habitude - quand on n'a aucun argument valable à faire valoir - "On peut se demander que faisait le père " !
    Si on ne parle pas du père c'est parce qu'il y a "un contexte de probable séparation et de dépression sévère"
    Lire avant que de commenter bêtement en se cachant qu'il y a nombre de femmes seules avec enfants à charge, malheureusement ....

    Bonjour Zephyr.
    Au demeurant, le père avait d'autres priorités que de s'occuper de la détresse de l'épouse puisqu'il avait décidé de quitter le domicile familial pour justement s'occuper de sa maîtresse (cf. presse régionale). Il convient de noter au passage que les enfants sont placés depuis mai 2016 chez une tante, ce qui donne un aperçu de la situation et pourrait répondre à ta question. Mais ce n'est que mon avis.

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    jp_12  (privé) -

    Joli match de foot, il parait ;)

    Bonjour Domi. Tu vois mon ami, encore un exemple avec notre compère du sud, qui part en vrille avant d'avoir compris ce qu'on a écrit... laissons le à ces petites misères ! Un divorce n'implique pas systématiquement qu'on se désintéresse de ses enfants et même de son ex conjoint ! Bon ok, là ça demande de l'intelligent et beaucoup de coeur, ce n'est pas donné à tout le monde !

  • La justice : "Circulez, y'a rien à voir" ..!!

  • Elle est responsable de ses actes, pour avoir drogué ses enfants avant la tentative de meurtre

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    sansdentmaishonnete  (privé) -

    oui , elle a su trouver le moyen de les maitriser pour ne pas avoir à lutter contre eux ! après on dit qu'elle avait perdu la boule , là, c'est stupéfiant quand-même !

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