Une campagne de mesure des pesticides dans l'air en 2018

Une campagne de mesure des pesticides dans l'air en 2018

Les associations de surveillance de la qualité de l'air mesureront en 2018 la présence des pesticides dans l'air

A lire aussi

AFP, publié le mardi 28 novembre 2017 à 17h47

Les associations de surveillance de la qualité de l'air mesureront en 2018 la présence des pesticides dans l'air, dans le cadre d'une campagne exploratoire destinée à mieux évaluer l'exposition de la population, a indiqué ATMO France, qui fédère ces organismes.

La campagne, pilotée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en lien avec l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), devrait commencer au printemps 2018 sur une cinquantaine de sites de mesure, a-t-on précisé mardi à ATMO France.

"L'objectif est d'évaluer l'exposition moyenne de la population à cette pollution de fond mais aussi d'identifier d'éventuelles situations de surexposition (professionnels, riverains...)", a ajouté le réseau dans un communiqué.

Mi-octobre, l'Anses avait estimé "partielle et hétérogène" la connaissance des niveaux de contamination de l'air par les pesticides, alors que "des études épidémiologiques mettent en évidence des associations entre des expositions aux pesticides et différentes pathologies chroniques".

L'Agence avait alors recommandé une surveillance nationale pendant un an de 90 substances prioritaires (substances chimiques entrant dans la composition de produits phytopharmaceutiques, biocides, médicaments vétérinaires et antiparasitaires à usage humain).

La liste des substances qui seront mesurées sera définie parmi ces 90 produits, selon ATMO France.

Les résultats de cette campagne exploratoire devraient ensuite permettre d'élaborer une stratégie de surveillance à plus long terme.

Selon l'Anses, certains produits -- comme le fipronil, à l'origine l'été dernier d'une crise liée à la découverte d'oeufs contaminés dans plusieurs pays européens -- sont déjà considérés comme présents dans l'air et à surveiller à plus long terme. Mais la présence dans l'air de certains autres n'est en revanche pas aussi certaine, par exemple le controversé glyphosate, dont l'UE vient de renouveler l'autorisation pour cinq ans.

Cet herbicide nécessite un matériel spécifique pour son prélèvement dans l'air et seule une petite partie des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) pourront le mesurer, a-t-on précisé à ATMO France.

Les AASQA sont chargées de mesurer la qualité de l'air et d'alerter en cas de pollution au dioxyde d'azote ou aux particules fines, mais les données relatives aux pesticides ont jusqu'à présent été collectées par le biais d'initiatives locales et ponctuelles. 

 
8 commentaires - Une campagne de mesure des pesticides dans l'air en 2018
  • voila un beau sujet a traiter , car en zone rurale et à longueur d'année c'est le ballet incessant des divers engins à traiter nos chères campagnes de plus en plus dégradées au fil du temps , polluants agricoles de toutes sortes faut pas s'étonner de voir les gens de plus en plus malades , disparition de la faune et flore, des poissons des rivières dans l'indifférence générale , ceux qui prédise que l'homme va vivre jusqu'à 120,130 ans et plus me font doucement rigoler

  • et que penser des medicaments que nous ingurgitons;ou vont ils apres avoir traverse notre corps

    Très bonne question ?

  • En Champagne, d'avril à aout, des tonnes de pesticides sont pulvérisées sur les vignes.
    Les pulvérisations sont quasiment tous les jours, car il y a tellement de parcelles et de propriétaires, tous ne le font pas le même jour, du coup, c'est en permanence.
    Sur le bassin d'Epernay, l'air est contaminée par différentes sortes de molicules en suspension.
    Nos sommes classé en zone "noir" pesticides. Malgré tout, nous avons réussi à être classé à l'Unesco...

  • Il ne faut pas mesurer la teneur en pesticide seulement dans l'air... mais aussi dans l'eau, celle de nos rivière, de notre robinet... et là nous allons avoir de belles surprises!

  • il faudrait et il serait nécessaire de remettre en cause les avantages de soins et de remboursement de soins par la sécu vis à vis des agriculteurs en fait on paie pour des types qui s'empoisonnent et nous tuent . vive le système français.

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]