Trottinettes et vélos électriques en libre-service à Grenoble

Trottinettes et vélos électriques en libre-service à Grenoble
Des trotinettes électriques de Tier Mobility à Berlin le 12 août 2019

, publié le mercredi 01 juillet 2020 à 20h08

Un libre-service de trottinettes et de vélos électriques va être déployé à Grenoble et dans deux autres communes de son agglomération pour diminuer la "dépendance à la voiture", ont annoncé mercredi les partenaires du projets, parmi lesquels Grenoble-Alpes Métropole.

Quelque 500 trottinettes seront proposées en location dès samedi à Grenoble, mais aussi sur son campus situé à Saint-Martin-d'Hères et à Meylan au cœur d"Inovallée", un parc d'entreprises dédiées aux technologies de l'information et de la communication.

C'est la société allemande Tier Mobility, créée à Berlin en 2018 et implantée dans 67 villes en Europe, qui a été choisie par Grenoble-Alpes Métropole pour gérer le déploiement du parc de trottinettes.

"Nous avons demandé que leur bridage soit abaissé à 20 km/h pour se conformer à la législation en vigueur dans les autres pays européens", a précisé Yann Mongaburu, le président du Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG).

En France, la vitesse maximum autorisée pour les utilisateurs d'"engins de déplacement personnels motorisés", dont la pratique a explosé ces dernières années, est de 25 km/h.

Depuis octobre 2019, un décret règlemente leur circulation et leur stationnement dans les rues après de nombreux accidents.

Fin août, ce sont 500 vélos à assistance électrique équipés de deux places qui viendront compléter l'offre de "micro-mobilité" en libre-service lancée ce week-end sur les trois communes, où vont être créés jusqu'à 255 emplacements de stationnement.

L'appel d'offre lancé fin 2019 sur ce volet du projet par Grenoble-Alpes Métropole a été remporté par Pony, une entreprise française de location de vélos et de trottinettes déjà implantée à Bordeaux et à Angers.

Pour responsabiliser les usagers et éviter le vandalisme, ses fondateurs ont imaginé un modèle participatif où chaque vélo du parc - dont le coût est de 1.550 euros - est "la propriété d'un habitant". "Il récolte ensuite la moitié des revenus de chaque trajet effectué", détaille Paul-Adrien Cormerais, le cofondateur de Pony.

Un système de localisation équipera les véhicules, tous alimentés par des batteries pourvues d'"électicité verte", pour faire état de ceux endommagés ou mal stationnés. Chaque usager contrevenant pourra être passible d'amendes ou d'exclusion du service.

Si le système rencontrait le succès, un déploiement supplémentaire de 1.000 vélos et trottinettes électriques pourrait être envisagé à terme.

"Les entreprises se sont également engagées à recruter localement, en travaillant avec des associations d'insertion", a ajouté le président de Grenoble-Alpes Métropole (ex-PS) Christophe Ferrari.

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