"Quelque part, nous avons déjà perdu" : Nicolas Hulot lance un nouveau cri d'alarme pour le climat

"Quelque part, nous avons déjà perdu" : Nicolas Hulot lance un nouveau cri d'alarme pour le climat
"Nous n'avons que dix ans devant nous", lance Nicolas Hulot

, publié le vendredi 11 décembre 2020 à 12h15

"Soyons intransigeants ! Faisons le maximum !", exhorte le militant écologiste et symbole de la lutte pour la préservation de notre planète.

"On est dans un moment déterminant où se joue ni plus ni moins l'avenir de l'humanité". Dans les colonnes du Parisien, Nicolas Hulot a lancé un nouvel appel face à l'urgence climatique, et un combat dans lequel il ne nous reste plus que dix ans pour agir.


"Quelque part, nous avons déjà perdu le combat climatique. Car nous savons déjà que le monde de demain sera différent : nous aurons une multiplication des épidémies, des difficultés à produire des ressources alimentaires car la température va changer, la montée des eaux va déplacer des millions d'habitants. Et nous en mesurons déjà les conséquences : des centaines de milliers de personnes quittent chaque année leur terre d'origine à cause des phénomènes météorologiques, des familles en situation de survie ont été contraintes à l'exode", s'alarme l'icône de la lutte pour la préservation du climat, qui exhorte les pouvoirs publics à tout faire pour "limiter la casse".

"Nous pouvons encore agir sur l'intensité des phénomènes et de leurs impacts et éviter des réactions en chaîne irréversibles, mais nous n'avons que dix ans devant nous.

L'optimisme, le pessimisme... C'est une question dépassée. Soyons intransigeants, faisons le maximum", appelle t-il.

L'ancien ministre de l'Ecologie a mis en exergue les effets déjà visibles du désastre qui se joue sous nos yeux. "Les effets de la crise climatique sont bel et bien là. Allez demander aux habitants de la vallée de la Vésubie. Cette crise climatique, on la subit déjà !", a t-il énoncé, à propos des crues dévastatrices survenues dans les Alpes Maritimes début octobre.



Quant aux déclarations d'Emmanuel Macron, qui avait raillé une frange des écologistes préférant le modèle "Amish", Nicolas Hulot tempère : "On peut être dans une confrontation d'idées mais quand on tombe dans une forme de caricature, on neutralise toute forme de réflexion sérieuse, ça coupe court à la prise de conscience. Ne caricaturons pas l'écologie. Ne donnons pas de prétexte à des confrontations stupides ou stériles. Il faut sortir de cette logique de confrontation et de l'esprit partisan".

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