Nancy: le projet de transport public propre "Urbanloop" accélère

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Le directeur du projet Urbanloop Jean-Philippe Mangeot (g) et le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari (d) discutent dans une capsule Urbanloop le 28 mai 2021 à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle)
Le directeur du projet Urbanloop Jean-Philippe Mangeot (g) et le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari (d) discutent dans une capsule Urbanloop le 28 mai 2021 à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle)
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© AFP, JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

publié le vendredi 28 mai 2021 à 17h29

Le projet de transport public propre "Urbanloop" accélère et ses porteurs ont démontré les progrès de leur capsule qui a établi le record du monde d'économie d'énergie pour un véhicule autonome sur rails, vendredi près de Nancy.

"Et oui ! Record du monde !" : sur une piste aménagée à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle) la capsule a bouclé deux tours, soit un kilomètre, pour une consommation d'énergie dérisoire de 0,05 kWh, soit 0,47 centime d'euro par kilomètre, à une vitesse de 52 km/h.

Imaginé par des élèves ingénieurs lorrains en 2017, ce projet a pour objectif de vider les centres-villes des voitures.

"On arrive à démontrer qu'utiliser plein de petits véhicules est plus efficace énergétiquement que d'en utiliser un seul. Au niveau mondial, on est les premiers, ça nous donne de la crédibilité", se réjouit Jean-Philippe Mangeot, directeur du projet Urbanloop.

Le prototype est aujourd'hui assez avancé: il s'agit d'une capsule bleue ressemblant à celle d'une remontée mécanique, largement vitrée, qui se déplace sur des rails électrifiés.

Les essais se déroulent actuellement à l'air libre mais à terme la capsule circulera dans des tubes posés au sol ou en partie enfouis.

Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, venu assister à la démonstration, a salué "l'esprit pionnier français" du projet. 

"C'est une grande fierté d'être à Nancy autour des porteurs du projet Urbanloop, une très belle innovation qui correspond à la vision du ministère", a-t-il déclaré en sortant de la capsule.

Le record a été homologué par Certifer, une société spécialisée dans l'évaluation et le contrôle de sécurité des transports ferroviaires.

Il reste plusieurs étapes avant la finalisation du projet, notamment l'homologation pour transporter du public. Les concepteurs espèrent que la capsule sera prête pour les Jeux olympiques de Paris en 2024, le projet ayant été retenu dans le cadre de l'appel à l'innovation des mobilités lancé par le ministère des Transports.

"Le projet tel qu'il a été accepté doit connecter le RER A au stade nautique olympique de Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne). Pour l'instant c'est la station de Noisiel qui est la plus prometteuse", détaille à l'AFP Jean-Philippe Mangeot.

"Les prochaines étapes seront tout d'abord la construction d'un tunnel ici pour faire des essais, puis les études de tracés, le développement industriel aux normes. Il nous reste maintenant trois ans et c'est vite passé", ajoute-t-il.

Le projet, qui disposait en début d'année d'environ 200.000 euros de fonds propres, se rapproche aujourd'hui du million d'euros et doit désormais lancer une levée de fonds pour obtenir un million d'euros supplémentaires afin de financer la prochaine année et demie de recherche.

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