Même avec l'accord de Paris, la météo extrême va augmenter (étude)

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 Le "Thomas Fire", incendie le plus destructeur jamais survenu en Californie, a sévi en décembre près de Montecito

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© AFP, Robyn Beck

AFP, publié le mercredi 14 février 2018 à 21h11

Les phénomènes météorologiques extrêmes vont augmenter de manière importante même si les objectifs de l'accord de Paris sont atteints, selon une étude publiée mercredi.

Ces travaux, présentés dans la revue Science Advances, ont analysé la probabilité de périodes chaudes, sèches et de pluviosité excessive dans les prochaines années, autant de phénomènes exacerbés par la hausse de la température de la Terre et du niveau des océans.

Le changement climatique a déjà un impact: un record a été largement battu en 2017, celui du coût mondial des catastrophes naturelles avec 306 milliards de dollars.

"Ces coûts croissants représentent l'un des nombreux signes du fait que nous ne sommes pas prêts pour le climat d'aujourd'hui, et encore moins pour un degré supplémentaire de réchauffement planétaire", a relevé Noah Diffenbaugh, du Stanford Woods Institute for the Environment.

Les engagements des plus de 190 pays signataires de l'accord de Paris de 2015 devraient limiter la hausse mondiale du thermomètre entre deux et trois degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industrielle.

Mais un tel niveau "devrait entraîner une augmentation importante et étendue de la probabilité historique d'épisodes extrêmes sans précédents", selon l'étude.

"Nous avons déterminé que les humains ont déjà accru la probabilité d'événements extrêmes historiquement inédits (...) y compris plus de 50 à 90% en Amérique du Nord, en Europe et dans l'est de l'Asie", ont poursuivi les chercheurs des universités américaines de Stanford, Columbia et Dartmouth College.

En vertu des engagements actuels, les vagues de chaleur sont cinq fois plus susceptibles de se produire dans une moitié de l'Europe et plus d'un quart de l'Asie. Et de fortes chutes de pluie sont trois fois plus probables dans plus d'un tiers de l'Amérique du Nord, de l'Europe et de l'est de l'Asie.

L'accord de Paris aspire à une réduction plus drastique, avec un réchauffement contraint à 1,5 degré Celsius. Ce qui permettrait de limiter mais non d'éliminer le risque d'épisodes météo extrêmes, a relevé l'étude.

Environ 10% de la plupart des régions resterait exposé à un triplement de ces phénomènes. Et environ 90% de l'Amérique du Nord, de l'Europe, de l'est de l'Asie et les régions tropicales "verraient une augmentation marquée du risque de records de chaleur, de pluviosité et/ou de sécheresse".

"Même si ce niveau préférable était atteint, nous vivrions toujours dans un climat ayant une probabilité beaucoup plus importante de survenance d'événements d'ampleur inédite qu'aujourd'hui", a relevé M. Diffenbaugh.

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15 commentaires - Même avec l'accord de Paris, la météo extrême va augmenter (étude)
  • Pour Felix M
    1) Chaque molécule de CO2, qui se déplace à 500 m/s, subit plusieurs milliards de collisions par seconde. Si une molécule de CO2 absorbe de l'infrarouge thermique, le plus souvent elle dissipe ce surcroît d'énergie lors des collisions avec les molécules d'air voisines. Si cette molécule réémet de l'infrarouge, une fois sur deux cet IR sera émis vers le sol, mais à la température de la molécule, plus froide que le sol : donc en aucun cas l'IR réémis ne peut réchauffer le sol (seconde loi de la thermodynamique).
    2) Le calcul du GIEC sur le delta de température dû au CO2 (+33°C) est faux. Le bon calcul, fait par les physiciens Gerlich et Tscheuschner, donne un delta de +129 °C, qui ne peut en aucun cas être attribué au CO2.

    Gerlich et Tscheuschner ont pris la peine de procéder à une analyse très détaillée des dizaines de « définitions » de l’effet de serre, et ils ont constaté la plus grande incohérence entre ces définitions et leur absurdité par rapport à la physique. Leur publication de 115 pages dans la revue « International Journal Of Modern Physics » a été laissée pendant 2 ans sur le site de discussion arxiv : personne n’a pu la démentir ni proposer une définition de l’effet de serre qui tienne la route. La conclusion de leur réplique aux commentaires de climatologues de la mouvance GIECquienne est en substance : « l’effet de serre est une fabrication de faussaires dans le cadre de la prétendue « science du climat » ».

  • De 1910 à 1945, il y a eu un réchauffement avec la même pente que celui de la période 1976-1997, mais avec une faible augmentation du taux de CO2. De 1950 (environ) à 1975, il y a eu un léger refroidissement, alors que nos émissions de CO2 augmentaient considérablement (les Trente Glorieuses). J’ai pris la période 2002-2015, période d’inflation de nos émissions de CO2, car elle montre qu’il n’y a aucune corrélation entre les variations de température et celles du CO2. En fait, comme par le passé (analyse fine des carottes de glace) ce sont les petites variations de température qui pilotent les variations du taux de CO2. Plus précisément, d[CO2]/dt = k(T(t)-T0), t étant le temps.

  • Pour Félix M (suite)
    3) La température sur Terre, comme celle sur Vénus, est due à la pression atmosphérique. Au niveau du sol de Vénus, la pression est de 92 atm, ce qui crée une température de +465°C. Sur Terre, une pression de 1 atm crée une température moyenne de +15°C.
    4) Le taux moyen de CO2 sur les 600 Ma antérieures a été de 2000 ppm, avec un pic à 7000 ppm lors du Cambrien. Et pourtant cela n’a engendré aucun réchauffement cataclysmique et irréversible, ce que les modèles numériques auraient prédit.

    - Températures dues à la pression atmosphérique ?
    Non, elles son dues à la présence de gaz à effet de serre. Sur Terre nous avons une atmosphère constituée d'azote et d'oxygène, gaz diatomiques, qui n'absorbent pas l'infrarouge et donc ne restituent pas d'énergie thermique. La faible teneur (0,4 %) en CO2, qui lui le fait, suffit à augmenter la température moyenne au sol de - 18 °C en son absence à 15 °C. Sans lui l'eau n'existerait pas sous forme liquide et donc il n'y aurait pas de vie évoluée sur Terre. Seules éventuellement existeraient quelques colonies d'organismes monocellulaires éparses en région équatoriale.
    Le facteur déterminant pour les températures est la masse des GES en présence. Si on part de la valeur sur Terre, il faut multiplier par le rapport des taux ET par le rapport des pressions. Mais si l'atmosphère de Vénus était constituée uniquement d'azote sa température serait beaucoup plus faible.
    - La teneur en CO2 au cambrien ne saurait être à elle seule reliée aux températures. Il faut tenir compte des autres GES, dont la vapeur d'eau, et aussi de la pression atmosphérique, comme nous venons de le voir. Une comparaison des teneurs, sans ces précautions, ne signifie pas grand chose.

  • A Felix M
    2016 et 2017 ont été perturbées pas un El Nino d'ampleur exceptionnelle, ce qui fausse donc la tendance sur 2002-2018. Pour avoir une idée de la tendance, le mieux est de choisir la période 2002-2015. Les droites de tendance Hadcrut4, RSS et UAH sont à pente quasiment nulle sur cette période.
    Ce qui est remarquable, c'est que cette tendance plate se fait alors que nos émissions de CO2 ont fortement augmenté et que le taux global de CO2 a continué à monter quasi-linéairement. Cela confirme deux choses : 1) Nos émissions anthropiques n'ont aucun effet sur la température. 2) Le CO2, quelle que soit sa source, n'a aucun effet mesurable sur la température.

    "Pour avoir une idée de la tendance, le mieux est de choisir la période 2002-2015."
    Non, ce n'est pas le mieux. C'est même particulièrement biaisé. Au vu de l'évolution des températures depuis 1850, on constate des paliers de 30 ans entre 1880 et 1910, de 35 ans entre 1945 et 1980, de 13 ans entre 2001 et 2013. Le choix d'une période plus courte et appartenant à ces paliers (ou, en sens inverse, à une phase de hausse) ne peut donc rendre compte du phénomène, qui est une hausse des températures de près de 1 °C en 135 ans, de 1880 et 2015. Encore cette période élimine-t-elle les années 2016 et 2017 comme vous le souhaitez.

    "Le CO2, quelle que soit sa source, n'a aucun effet mesurable sur la température"
    - Ce n'est pas ce que dit la science, qui quantifie très précisément l'apport en énergie thermique de la molécule de dioxyde de carbone ayant absorbé le rayonnement infrarouge en provenance, directe et indirecte, du soleil.
    - Et qui constate que la Terre, avec un taux de CO2 de 0,04 %, connaît une température au sol de 15 °C, alors que Vénus, avec un taux de 96,5 %, voit la sienne à 465 °C.
    - Les carottes glaciaires de l'Antarctique confirment les enseignements de la science et de l'astronomie. Sur les 8 dernières glaciations, au cours des derniers 800 000 ans, quand le taux de CO2 passe de 190 à 280 ppmv, la température monte de 6 ou 8 °C. Et elle baisse de la même valeur quand les taux de CO2 font le chemin inverse.

    A FélixM: si vos remarques limpides, précises et judicieuses dénotant une connaissance pointue du sujet traité, pouvaient éteindre les derniers soubresauts pathétiques de nos climato-sceptiques ou de nos derniers irréductibles sceptico-anthropistes, sévissant sur ce site ou ailleurs.....................................

  • La garantie d'un climat stable sur l'ensemble de la planète a été assurée pendant des milliers d'années lors des périodes de réchauffement (environ 10.000 ans) et refroidissement ( environ 100.000 ans) successifs qu' a connu la planète durant ces 400.000 dernières années par un taux de CO² oscillant entre 200 ppm (0.02% de l'atmosphère) et 400 ppm ( 0.04% de l'atmosphère) . Effectivement le CO² de ces époques a garanti ou contribué à un maximum ou à un minimum d'effet de serre impactant directement le climat global de cette planète. Paradoxalement , c'est ce CO² en si faible quantité dans la composition de l'atmosphère qu'il soit à un haut niveau pour les périodes de réchauffement (0.04 %) ou de bas niveau en période de refroidissement (0.02% ) qui a pu garantir un climat plus ou moins tempéré viable et vivable pour la vie de ces différentes époques avec une adaptation permanente par obligation. Les délais de montée et de descente frontales de ces périodes successives de réchauffement ,refroidissement se sont tous déroulés sur plusieurs milliers d'années de façon "naturelle". Ce que nous observons aujourd'hui suit le même processus mais sous une forme accélérée et surtout inédite sur l'histoire globale de cette terre puisque 150 ans a suffi pour déstabiliser le climat. C'est cette composition infinitésimale de CO² dans l'atmosphère qui a pu déstabiliser le climat par les seuls rejets anthropiques depuis 150 ans car ces milliards de tonne rejetés sont d'une quantité telle qu'il a été très facile de passer de 0.03% à 0.04 %. Si le CO² constituait 25% de l'atmosphère , les mêmes rejets anthropiques n'auraient eu aucune influence sur l 'effet de serre et le climat car trop faibles par rapport à la quantité globale de CO² dans l'atmosphère .

    Petites retouches à ces chiffres pour les taux de CO2 mini et maxi en glaciation-déglaciation.
    Pour vous 200 à 400 ppm. Pour le CNRS et d'autres auteurs, 200 à 300, ou 190 à 280.
    280, c'était la valeur préindustrielle, en gros avant 1750. Nous étions donc de ce point de vue, ainsi que pour les températures, à l'un des pics périodiques de réchauffement, tous les 100 000 ans environ.
    Quant à la teneur de 25 % sur laquelle vous raisonnez, les seuils sont les suivants :
    - concentration actuelle, 0,04 %, comme vous l'écrivez;
    - début de problèmes d'asthme possibles, 0,1 % soit 2,5 fois plus. C'est la norme maxi pour l'air conditionné dans les bâtiments;
    - norme maxi en milieu professionnel, dans la plupart des pays, 0,5 %, 5 fois le seuil précédent. C'est aussi la norme maxi pour l'air conditionné dans les avions;
    - norme maxi d'exposition professionnelle pendant 10 mn, 1,5 %, 3 fois le seuil précédent;
    - effets irréversibles sur la santé à 4 %, évacuation immédiate des locaux. C'est presque 3 fois le seuil précédent;
    - la mort pour 10 % pendant 10 mn.

    Mais ces petites précisions chiffrées n'altèrent en rien la justesse de votre discours.
    Amicalement,

    Merci pour les détails mais l'essentiel du discours et de la théorie est préservé .Par contre, sur l'origine anthropique du réchauffement climatique actuel , je n'ai pas eu connaissance de l'insistance de nos scientifiques sur la relation intime entre cause et conséquence de la très faible teneur en CO² de l'atmosphère et des émissions globales de CO² depuis l'avènement de la révolution industrielle il y a 150 ans: c'est là une donnée essentielle et explicite d'une mise en cause certaine des activités émissives humaines dans l'amplification du réchauffement climatique actuel puisque nous nous situons dans la période de réchauffement "naturelle" d 'environ 10.000 ans. Or, c'est bien ces quelques milliards de tonnes de CO² déversés dans l'atmosphère qui ont précipité le déséquilibre des 300 vers 400 ppm du fait justement de cette teneur infinitésimale de CO² dans l'atmosphère .
    Merci pour votre vision éclairée et progressiste émanant de toutes vos réactions et commentaires que je partage.

    Oui, on atteint dans quelques années les 50 % d'augmentation, quand nous serons passés des 280 ppmv préindustriels à 420 ppmv. Donc à mi-chemin du doublement sur lequel se calent habituellement les calculs de prévisions.
    Actuellement 408 ppmv.

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