La fonte des glaces s'est fortement accélérée en trois décennies

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A côté du Cervin, en Suisse, le glacier Unterer Theodulgletscher le 8 août 2020
A côté du Cervin, en Suisse, le glacier Unterer Theodulgletscher le 8 août 2020
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© AFP, Fabrice COFFRINI

, publié le mardi 26 janvier 2021 à 17h59

La fonte des glaces s'est fortement accélérée en trois décennies, suivant "les pires scénarios" prévus pour la calotte glaciaire et contribuant à une hausse des océans très grave pour les régions côtières, selon une étude dirigée par l'université britannique de Leeds.

Le taux de fonte s'est envolé de 65% entre 1994 et 2017, selon l'étude publiée dans la revue The Cryosphere, qui se base sur des observations satellitaires de la cryosphère (glaciers, banquise, calottes polaires, etc). 

Au total sur cette période, 28.000 milliards de tonnes de glace ont disparu, soit "l'équivalent d'une couche de glace de 100 mètres d'épaisseur recouvrant tout le Royaume-Uni", a précisé l'université de Leeds dans un communiqué publié lundi.

"Le taux de fonte des glaces sur Terre a sensiblement augmenté au cours des trois dernières décennies, de 800 milliards de tonnes par an dans les années 1990 à 1.300 milliards de tonnes par an en 2017", a-t-elle détaillé. 

Si toutes les régions étudiées sont concernées par ce phénomène, attribué à une hausse des températures atmosphériques et océaniques, les pertes sont les plus importantes pour la glace de l'océan Arctique (7.600 milliards de tonnes) et de l'Antarctique (6.500 milliards de tonnes). Les glaciers de montagne ont fondu de 6.100 milliards de tonnes. 

"Les calottes glaciaires suivent maintenant les pires scénarios de réchauffement climatique établis par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat" (Giec), a souligné Thomas Slater, l'auteur principal de l'étude. 

"Une augmentation du niveau des océans de cette ampleur aura des impacts très graves sur les communautés côtières durant ce siècle", a-t-il ajouté. 

Ces fontes ont indirectement contribué à une hausse globale du niveau des océans de 35 millimètres. Or, "on estime que chaque centimètre de hausse du niveau de la mer menace de déplacement environ un million de personnes habitant sur des terres peu élevées", indique le communiqué. 

Mi-janvier, l'ONU a alerté que le monde se dirigeait vers un réchauffement climatique "catastrophique" au XXIe siècle, après une année 2020 la plus chaude dans le monde, à égalité avec 2016.

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