L'alpaga Geronimo, dont le sort avait attristé les Britanniques, a été abattu

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Des manifestants demandent l'annulation de la décision d'euthanasier l'alpaga Geronimo, à Londres le 9 août 2021
Des manifestants demandent l'annulation de la décision d'euthanasier l'alpaga Geronimo, à Londres le 9 août 2021
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© AFP, Tolga Akmen

publié le mardi 31 août 2021 à 18h39

C'est l'épilogue d'une saga qui a déchaîné les passions au Royaume-Uni: Geronimo, un alpaga testé positif à la tuberculose bovine, a été euthanasié mardi par les services vétérinaires de l'Etat, au grand dam de son éleveuse qui contestait le diagnostic.

L'alpaga a quitté mardi matin sa ferme située près de Wickwar, dans le South Gloucestershire (sud-ouest de l'Angleterre), dans une remorque, sous les yeux de ses congénères rassemblés dans un champ voisin.  

La justice britannique avait scellé le sort du camélidé en rejetant, le 18 août, l'ultime recours de sa propriétaire, Helen Macdonald, pour suspendre le mandat d'abattage et ainsi le sauver. 

Lors de son importation depuis sa Nouvelle-Zélande natale il y a quatre ans, l'alpaga à la robe noire avait subi quatre tests cutanés qui s'étaient révélés négatifs à la tuberculose bovine.

Mais au Royaume-Uni, il a ensuite subi deux tests sanguins et un test cutané qui se sont tous avérés positifs, conduisant les autorités à ordonner l'abattage de l'animal. 

Helen Macdonald avait dénoncé de faux positifs et demandé un nouveau test, ce qui lui avait été refusé début août par la Haute Cour de Londres. La justice avait ensuite refusé de suspendre le mandat d'abattage. 

Le sort de l'alpaga avait suscité l'émoi au Royaume-Uni, allant jusqu'à mobiliser une manifestation devant la demeure du Premier ministre Boris Johnson pour demander de l'épargner. 

"Il est évidemment très éprouvant pour quelqu'un de voir des animaux emportés par la tuberculose, et c'est une situation à laquelle les fermiers doivent malheureusement faire face", a réagi mardi un porte-parole du dirigeant conservateur, adressant sa "sympathie à Helen Macdonald et toute autre personne affectée par cette terrible maladie". 

Plus de 140.000 personnes avaient signé une pétition demandant de sauver Geronimo, qui a également reçu le soutien public de Stanley Johnson, le père du chef du gouvernement.

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