Intrusion à la centrale nucléaire de Cattenom: Greenpeace sera jugée

Intrusion à la centrale nucléaire de Cattenom: Greenpeace sera jugée

La centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, le 17 août 2013

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AFP, publié le mercredi 22 novembre 2017 à 15h25

Le directeur général de Greenpeace France comparaîtra le 3 janvier devant le tribunal correctionnel de Thionville (Moselle) avec huit militants qui se sont introduits en octobre sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. 

L'ONG a précisé à l'AFP que le directeur général, Jean-François Julliard, "sera jugé en tant que personne morale". "C'est Greenpeace France qui sera jugée", en tant qu'organisation, a-t-elle ajouté.

Sa convocation devant le tribunal correctionnel lui a été signifiée mardi à l'issue de son audition par la gendarmerie, a précisé Greenpeace France. 

Une quinzaine de militants écologistes ont tiré à l'aube, le 12 octobre, un feu d'artifice au pied de la centrale de Cattenom pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.

Ils ont filmé leur action et diffusé la vidéo sur le compte Twitter de Greenpeace. 

Huit d'entre eux ont été interpellés par les forces de l'ordre qui sont intervenues huit minutes après leur intrusion, selon EDF.

Si Greenpeace affirme avoir été tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles, la préfecture et EDF ont soutenu que les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire. 

La ministre de l'Environnement du Luxembourg, distant d'une dizaine de km de Cattenom, Carole Dieschbourg, s'était alarmée des "lacunes flagrantes" de la sécurité des accès à la centrale. 

Les autorités du Grand-Duché ont réclamé à la France "une enquête détaillée qui devra éclairer les circonstances de cet incident". 

L'action de Greenpeace est intervenue quelques jours après la remise d'un rapport d'experts mandatés par l'ONG sur la capacité de résistance des piscines d'entreposage des combustibles nucléaires usés en France et dans les centrales belges de Doel et Tihange.

Ils ont pointé du doigt ces piscines, qui peuvent contenir plus de combustibles que les cœurs des réacteurs, mais qui ne sont pas protégées comme ces derniers par des enceintes de confinement renforcées.

 
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